Amsterdam Commodities (Acomo) est un acteur de niche, et un cas à part. Créé il y a plus d'un siècle, il fut jusque dans les années 1950, sous le nom Rubber Cultuur Maatschappij Amsterdam, une des plus grandes entreprises de plantation d'Europe. Aujourd'hui, il est surtout un acteur d'envergure internationale sur le marché des matières premières agricoles. Acomo est la société mère d'un groupe international d'entreprises qui achètent, traite...

Amsterdam Commodities (Acomo) est un acteur de niche, et un cas à part. Créé il y a plus d'un siècle, il fut jusque dans les années 1950, sous le nom Rubber Cultuur Maatschappij Amsterdam, une des plus grandes entreprises de plantation d'Europe. Aujourd'hui, il est surtout un acteur d'envergure internationale sur le marché des matières premières agricoles. Acomo est la société mère d'un groupe international d'entreprises qui achètent, traitent, commercialisent, transforment, conditionnent et distribuent des produits agricoles (plus de 600 producteurs actifs dans plus d'une centaine de pays). Elle a procédé en novembre à une acquisition importante et prometteuse, déterminante pour son avenir. Elle comptait jusque-là quatre divisions: Epices et noix (près de la moitié de son chiffre d'affaires ou CA), Graines comestibles (un tiers environ du CA), Thé (20%) et la petite division Ingrédients alimentaires. A cela va désormais venir s'ajouter, à la suite de l'acquisition de Tradin Organic, un précurseur mondial sur le marché des ingrédients organiques, l'activité Ingrédients alimentaires bio. Tradin Organic a multiplié son CA par sept depuis 2008. Acomo, qui a un très beau palmarès en matière de fusions et acquisitions, accorde la plus grande autonomie possible à ses entreprises, tout en les aidant financièrement à poursuivre leur croissance. Avec un CA et un bénéfice qui avaient tendance à stagner depuis quelques années (CA de 707,4 millions d'euros en 2020 et de 709,7 millions en 2017, par exemple; cash-flows opérationnels: 49,9 millions et 52,1 millions respectivement), il était temps qu'elle enclenche la vitesse supérieure. Elle distribue 80% environ de son bénéfice sous forme de dividendes. Alors qu'en 2019, le dividende brut s'était élevé à 1,1 euro par action, seul l'acompte (0,4 euro) sera versé pour 2020, l'objectif étant d'éviter un emballement de l'endettement après l'acquisition de Tradin. Cette dernière transaction devrait engendrer une augmentation de 60% du CA et doper les bénéfices (1,09 euro par action en 2020, 1,52 euro prévu en 2021) cette année. A 14 fois le bénéfice escompté pour 2021 et au vu de la croissance prometteuse, nous recommandons d'acheter le titre (rating 1B).