C'est exact : parmi les sociétés de plantations, nous nous sommes énormément concentrés sur le groupe belge Sipef et sur Anglo-Eastern Plantations, coté sur la Bourse de Londres, ces dernières années. Nous avons également continué à suivre MP Evans. Nous pensons pouvoir affirmer que notre approche a été couronnée de succès, puisque les deux premières actions précitées figurent dans notre portefeuille modèle et ont enregistré d'excellentes performances boursières jusqu'à présent.
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C'est exact : parmi les sociétés de plantations, nous nous sommes énormément concentrés sur le groupe belge Sipef et sur Anglo-Eastern Plantations, coté sur la Bourse de Londres, ces dernières années. Nous avons également continué à suivre MP Evans. Nous pensons pouvoir affirmer que notre approche a été couronnée de succès, puisque les deux premières actions précitées figurent dans notre portefeuille modèle et ont enregistré d'excellentes performances boursières jusqu'à présent. Il y a deux raisons importantes pour lesquelles nous avons interrompu le suivi (actif) de Socfinaf et Socfinasia il y a quelques années. La première tient à la liquidité particulièrement restreinte des deux valeurs de plantations sur la (petite) Bourse de Luxembourg. Difficile, dans ces conditions, de justifier un suivi pour un public aussi large que celui de Tendances. L'autre raison, au moins aussi importante, est la communication du groupe Socfin - de l'actionnaire familial Fabri et de Vincent Bolloré -, qui laisse énormément à désirer. Le constat n'est pas neuf, mais les choses ne se sont pas du tout améliorées ces dernières années. Nous avons d'ailleurs interpellé la direction à ce sujet début octobre, à l'occasion de la publication des résultats semestriels. Malheureusement, celle-ci a fait la sourde oreille et nous n'avons reçu aucune réaction jusqu'à présent. Les rares autres analystes et gestionnaires qui tentent encore de suivre l'action sont logés à la même enseigne. Cela explique aussi, dans une large mesure, pourquoi les deux actions éprouvent autant de difficultés à faire au moins aussi bien que Sipef et Anglo-Eastern Plantations en Bourse, sans parler de MP Evans qui pourrait faire l'objet d'une surenchère. La différence entre les deux groupes est d'ordre géographique. Socfinaf, qui s'est longtemps appelée Intercultures, se concentre exclusivement sur l'Afrique et présente un profil de croissance beaucoup plus marqué que Socfinasia, dont les activités se situent en Asie. Ce profil de croissance lié à l'extension de la superficie plantée rapproche Socfinaf de Sipef. Socfinaf est enfin plus diversifiée (huile de palme et caoutchouc) que la très rentable Socfinasia, qui produit presque exclusivement de l'huile de palme, mais dont le rendement de dividende est particulièrement attrayant. Nous restons positifs à l'égard des sociétés de plantations pour les années à venir en raison de l'augmentation constante de la valeur des terres. Ceux qui détiennent encore des actions de Socfinaf et Socfinasia peuvent dès lors les conserver dans une perspective de plusieurs années. La note est logiquement " conserver " (rating 2B).