Encana est un producteur canadien de pétrole et de gaz né en 2002 de la fusion des deux plus grands producteurs canadiens indépendants, Pan-Canadian Petroleum et Alberta Energy Company. Alors que l'action Encana avait atteint un sommet historique à 48,66 dollars le 30 juin 2008, 11 mois plus tard, elle était retombée à 4,1 dollars. Le producteur a réduit sa dépendance au gaz, moins rentable, au profit du pétrole. Sauf que ce fut plus lent qu'espéré.
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Encana est un producteur canadien de pétrole et de gaz né en 2002 de la fusion des deux plus grands producteurs canadiens indépendants, Pan-Canadian Petroleum et Alberta Energy Company. Alors que l'action Encana avait atteint un sommet historique à 48,66 dollars le 30 juin 2008, 11 mois plus tard, elle était retombée à 4,1 dollars. Le producteur a réduit sa dépendance au gaz, moins rentable, au profit du pétrole. Sauf que ce fut plus lent qu'espéré. Encana a produit quotidiennement en moyenne 168.100 barils d'équivalent pétrole (pétrole et gaz naturel liquéfié confondus), et au total, 361.200 barils, en 2018. Le groupe n'a pas toujours procédé à des acquisitions ou cessions au moment le plus opportun. S'y ajoute que, comme ses pairs, il a été affecté par le durcissement de la politique environnementale par le gouvernement canadien. Pour sa part, Encana déplace depuis le coeur de ses activités vers les Etats-Unis. Dans cette optique, il a acquis l'américain Newfield Exploration pour 5,5 milliards de dollars (+2,2 milliards de dettes) en novembre 2018, une opération qui (n'a pas été du goût de tout le monde mais) l'a hissé au 2e rang du classement des acteurs américains du secteur. Et les nouvelles sont bonnes: la réduction des coûts de production a dépassé les attentes et les prévisions d'économies ont été revues à la hausse. Le groupe devrait produire en 2019 entre 565.000 et 585.000 barils d'équivalent pétrole, dont 310.000-320.000 barils de produits liquides. Encana continue à se séparer d'actifs non essentiels afin de réduire son taux d'endettement. La suroffre persistante de gaz américain, surtout, pèse sur le sentiment du marché à l'égard du secteur. Newfield acquis, Encana a relevé son dividende (modeste) de 25% et racheté 10% de ses actions propres pour 1,04 milliard de dollars au 1er semestre. Le groupe a également lancé une offre volontaire de rachat d'actions Encana, pour environ 213 millions de dollars, au prix unitaire de 4,7-5,4 dollars. Elle court jusqu'au 14 août. Le prix proposé est supérieur au cours actuel de l'action, mais nous n'y souscririons pas, parce que Encana lancera probablement sous peu un nouveau programme de rachats de ses actions. Compte tenu des perspectives, une revalorisation de l'action à moyen terme n'est pas à exclure. C'est pourquoi nous la conserverions (rating 2B).