Comme nous l'avons indiqué la semaine dernière, rien ne justifie de déplacer l'accent des valeurs européennes vers leurs pairs américaines. Cela fait une année déjà que Wall Street évolue dans une fourchette de négoce étroite (quelques pour cent seulement). La perspective d'un renversement de tendance au niveau des taux a contribué à cette stagnation. Les indicateurs sous-jacents suggèrent (et confirment) depuis quelque temps qu'en Bourse américaine, le meilleur est déjà derrière nous. Ce qui n'exclut pas que nous puissions connaître un nouveau rebond dans le courant de l'automn...

Comme nous l'avons indiqué la semaine dernière, rien ne justifie de déplacer l'accent des valeurs européennes vers leurs pairs américaines. Cela fait une année déjà que Wall Street évolue dans une fourchette de négoce étroite (quelques pour cent seulement). La perspective d'un renversement de tendance au niveau des taux a contribué à cette stagnation. Les indicateurs sous-jacents suggèrent (et confirment) depuis quelque temps qu'en Bourse américaine, le meilleur est déjà derrière nous. Ce qui n'exclut pas que nous puissions connaître un nouveau rebond dans le courant de l'automne, voire au début de l'an prochain. Lorsque, par exemple, le premier relèvement de taux aura été digéré. Cela dit, ce sera davantage une belle opportunité de vente qu'un nouveau momentum d'achat. Car la tendance pour 2016-2018 nous semble plutôt baissière pour les States.Dans cette attente et tant que Wall Street se maintient, un redressement ultérieur est possible sur les Bourses européennes. Dans notre stratégie, l'accent est résolument placé sur l'Europe. Après un début sur les chapeaux de roue au cours des quatre premiers mois, c'est la Grèce qui a une nouvelle fois gâché la fête. La combinaison de résultats semestriels solides en moyenne et d'un troisième plan de sauvetage pour la Grèce offre cependant la base d'une hausse ultérieure des marchés boursiers européens, peut-être même au-delà des niveaux qui prévalaient en avril et mai. Nous tablons dès lors toujours sur un indice Eurostoxx50 à 4000 points (actuellement autour de 3650) avant la fin de l'année.Suivi actifLes marchés émergents traversent toujours une mauvaise passe, conséquence du ralentissement de la croissance chinoise. Les prix des matières premières (de l'aluminium au zinc en passant par le pétrole) s'en ressentent. Après plusieurs mois de meilleure facture, les marchés ont pris une nouvelle raclée en juillet - les volumes d'échange étant plus limités -, revenant souvent aux planchers antérieurs. Ce phénomène annonce généralement une période de grande volatilité. Celle-ci exigera un suivi actif.Pour plusieurs marchés émergents comme le Brésil, mais aussi les métaux précieux (or, argent, platine, etc.), les indicateurs sous-jacents suggèrent que cette volatilité pourrait ramener les marchés à un plancher de plusieurs années dans le courant des prochains mois. Le pessimisme autour de ces marchés est en tout cas grand. Une nécessité absolue pour qu'un plancher de plusieurs années puisse se former. Ce pessimisme sera plus grand encore pendant la dernière ligne droite nous menant au plancher, et donnera lieu à des ventes massives. Ensuite seulement, le fameux mur des lamentations pourra être escaladé. Pour le pétrole et d'autres métaux, ce ne sera probablement pas avant l'an prochain, au plus tard en 2017, car dans ces actifs, le repli s'est amorcé plus récemment et la recherche d'un nouvel équilibre de marché prendra plus de temps.