Comme vous pouvez le lire sur notre page Stratégie, les actions des entreprises de services pétroliers européens ne comptent pas parmi les plus performantes actuellement. Pourtant, la nervosité entourant l'offre et la demande s'est sensiblement dissipée, et il est toujours nécessaire d'investir dans l'exploration et la production pour au moins maintenir à niveau la production et les réserves. Une action qui affiche un des bilans les plus médiocres depuis le début de l'année est celle du prestataire français de services pétroliers Compagnie Générale de Géophysique. L'entreprise fondée en 1931 par Conrad (un des frères) Schlumberger a longtemps porté le nom de CGGVeritas après le regroupement de 2006. La marque a cependant été abrégée en CGG l'an dernier. Cette semaine, l'action est retombée à son plus bas niveau depuis 2009, plus de ...

Comme vous pouvez le lire sur notre page Stratégie, les actions des entreprises de services pétroliers européens ne comptent pas parmi les plus performantes actuellement. Pourtant, la nervosité entourant l'offre et la demande s'est sensiblement dissipée, et il est toujours nécessaire d'investir dans l'exploration et la production pour au moins maintenir à niveau la production et les réserves. Une action qui affiche un des bilans les plus médiocres depuis le début de l'année est celle du prestataire français de services pétroliers Compagnie Générale de Géophysique. L'entreprise fondée en 1931 par Conrad (un des frères) Schlumberger a longtemps porté le nom de CGGVeritas après le regroupement de 2006. La marque a cependant été abrégée en CGG l'an dernier. Cette semaine, l'action est retombée à son plus bas niveau depuis 2009, plus de 60% sous les cours de début 2011 et 2013. CGG est pourtant leader mondial en géophysique (Geoscience), une des branches des sciences de la terre, spécialité de la physique. L'accent est placé sur la détection de ressources minérales présentes dans le sol, comme le pétrole brut, le gaz naturel, les minerais et les minéraux. L'une des méthodes utilisées à cette fin est la sismique, qui reste jusqu'à présent la manière la plus fiable de "regarder dans la terre". Elle consiste à envoyer des ondes sonores dans le sol, les écarts mesurés dans leur vitesse de propagation donnant des indications sur la présence ou non de minerais. La géophysique se trouve donc au tout début de la chaîne d'exploration et de production. Elle ne représente du reste que 3% du budget total d'exploration et de production. Leader sur ce marché, CGG est un opérateur entièrement intégré, et donc actif dans tous les domaines. Pour cela, le groupe compte sur près de 10.000 membres du personnel, répartis dans 40 pays. La division Equipment (28% du chiffres d'affaires - CA - du groupe en 2013), avec l'entreprise Percel, produit du matériel de sismique et des instruments destinés à surveiller les réserves dans le monde entier. La division Acquisition (59% du CA du groupe) dispose d'une flotte de navires et de petits avions (Airborne) permettant d'explorer les terres et les fonds marins à la recherche de ressources minérales dans les conditions les plus difficiles. La flotte est équipée des meilleurs matériaux, notamment pour détecter des champs magnétiques. Enfin, la division Geology, Geophysics & Reservoir ou GGR (13% du CA du groupe), composée des filiales Hampson-Russell, Jason et Robertson, fournit des logiciels, services, conseils, formations... afin de permettre aux clients de CGG d'exploiter au mieux les données acquises. Acteur d'envergure mondiale, le groupe publie ses résultats en dollar américain (USD). L'an dernier, le CA du groupe avait encore progressé de 10% à 3,8 milliards USD. La hausse du bénéfice opérationnel (EBIT) était cependant restée limitée à 5% (de 404 à 423 millions USD), en raison du recul de la marge d'EBIT de 12 à 11,2%. Les problèmes de rentabilité concernent surtout Acquisition, la plus grande division en termes de CA, avec une marge d'EBIT de 3% seulement contre 28% pour Equipment et 24% pour GGR. Le groupe a d'ailleurs acté une forte dépréciation (800 millions USD) sur la valeur de cette division à la fin de l'an dernier. Un "plan performances" 2014-2016 a également été annoncé à un congrès d'investisseurs. Il doit porter le CA du groupe à au moins 4 milliards USD, mais surtout améliorer la rentabilité en faisant passer la marge d'EBIT de 11 à 15% d'ici à 2016, soit un gain d'au moins 50% en trois ans. Le marché se montre cependant sceptique, surtout après les résultats très faibles pour le 1er trimestre qui ont été publiés au début de la semaine.ConclusionCGG est resté largement en retrait de la hausse générale. A 0,75 fois la valeur comptable et le CA, et avec un rapport valeur d'entreprise (EV) /cash-flow opérationnel (EBITDA) de plus de 4, c'est également une action sous-valorisée pour un leader mondial. Le cours/bénéfice attendu pour 2014 de 18 fois est le reflet de la période difficile que traverse le groupe. Nous commençons le suivi et intégrons l'action en Sélection.Conseil: digne d'achatRisque: moyenRating: 1B