Royal Dutch Shell (21,9 EUR) a vu son cours sous pression en réaction à la publication des chiffres du 2etrimestre, marqué par un repli de son bénéfice net ajusté de 70%, à 1,05milliard USD, un chiffre bien en dessous des prévisions des analystes. L'explication tient aux limitations de production, à la baisse des revenus de raffinage et à des coûts uniques liés à la reprise de BG Group. Bien que les cours pétroliers aient connu une progression au 2etrimestre, la division Upstream (exploration et production) a plongé dans le rouge à hauteur de 1,3milliard USD. Le pôle Downstream s'est mieux comporté, avec un bénéfice net de 1,8milliard USD, un repli de 39%, mais ici a...

Royal Dutch Shell (21,9 EUR) a vu son cours sous pression en réaction à la publication des chiffres du 2etrimestre, marqué par un repli de son bénéfice net ajusté de 70%, à 1,05milliard USD, un chiffre bien en dessous des prévisions des analystes. L'explication tient aux limitations de production, à la baisse des revenus de raffinage et à des coûts uniques liés à la reprise de BG Group. Bien que les cours pétroliers aient connu une progression au 2etrimestre, la division Upstream (exploration et production) a plongé dans le rouge à hauteur de 1,3milliard USD. Le pôle Downstream s'est mieux comporté, avec un bénéfice net de 1,8milliard USD, un repli de 39%, mais ici aussi, plusieurs éléments décevants ont gâché le tableau. Notons en revanche que les avantages de synergie ont été revus à la hausse après la fusion avec BG Group: 4,6milliards USD au lieu de 3,5milliards USD. Conséquence de la reprise, le taux d'endettement s'est accru à 28,1%, ce qui représente deux fois plus qu'un an plus tôt. Ce chiffre est proche du taux d'endettement maximal de 30% que Royal Dutch Shell s'impose. Certains actionnaires commencent à s'inquiéter de la subsistance du dividende royal. Le géant pétrolier doit, depuis 2014, emprunter pour parvenir à verser un dividende. La vente d'actions est une manière de payer ce dividende. Pour cette année, le groupe table sur des ventes d'actifs qui rapporteraient entre 6 et 8milliards USD. À 1,1fois la valeur comptable, Royal Dutch reste bon marché. Le récent repli de cours semble être une opportunité d'achat et vous pouvez miser sur une hausse par l'intermédiaire d'options.Spread haussier défensifAchat call déc '17 18 @ 4,15 EURÉmission call déc '17 24 @ 1,00 EURPour le call décembre 2017 au prix d'exercice de 18, un contrat d'une durée de 16mois, comptez 415EUR. Vous récupérez près d'un quart par l'émission simultanée du call 24 ayant la même échéance. Votre mise _ qui correspond à votre perte maximale _ s'élève à 315EUR (415 - 100). Votre break-even se trouve à 21,15EUR, soit 4% en dessous du cours actuel. Si le cours de Royal Dutch se situe à l'échéance à au moins 24EUR, vous empocherez la plus-value maximale de 285EUR, soit 90% de plus que votre mise. Pour cela, le cours de l'action doit s'apprécier de seulement 9%.Émission putÉmission put déc '17 20 @ 2,70 EURLes primes pour les options put sont élevées et vous recevez 270EUR pour l'émission du put décembre 2017 au prix d'exercice de 20. Ce qui signifie qu'en définitive, vous n'accusez de perte que si le cours de RDSA atterrit sous 17,30EUR, ce qui signifie que vous disposez d'une marge à la baisse de 21%. Si le cours reste au-delà de 20EUR, la prime sera à vous à l'échéance.TurboAchat call déc '17 23 @ 1,30 EURÉmission put déc '17 17 @ 1,45 EURAvec ce turbo, vous courez un risque plus réduit qu'en achetant directement les actions. Vous obtenez en effet la prime pour l'achat du call décembre 2017 au prix d'exercice de 23 qui coûte 130EUR de l'émission (vente) du put17 ayant la même échéance, qui rapporte 145EUR. En définitive, vous n'accusez de perte qu'en cas de cours inférieur à 16,85EUR parce que vous obtenez initialement 15EUR (145 - 130) sur cette combinaison. Un aspect intéressant est que vous empochez une plus-value à partir de 23EUR, et celle-ci n'est pas plafonnée. Récemment, le cours de Royal Dutch Shell se trouvait au-delà de 25EUR.