Récemment, le géant pétrolier britannico-néerlandais Royal Dutch Shell (29,36 EUR) a fait parler de lui avec la reprise du groupe britannique BG Group, pour lequel le groupe débourse 47 milliards GBP. Cela peut sembler beaucoup, mais un tiers de ce montant est financé par l'émission d'actions propres. Le groupe britannique est spécialisé dans le gaz naturel liquide (GNL), où il est le troisième acteur au monde. BG Group détient également d'importantes participations au Brésil, où le groupe est un partenaire de Petrobras dans les réserves pétrolières en haute mer. Avec cette acquisition, Royal Dutch Shell devient le leader mondial du marché gazier mondial. Le GNL est d'ailleurs considéré comme un marché de croissance qui pourrait...

Récemment, le géant pétrolier britannico-néerlandais Royal Dutch Shell (29,36 EUR) a fait parler de lui avec la reprise du groupe britannique BG Group, pour lequel le groupe débourse 47 milliards GBP. Cela peut sembler beaucoup, mais un tiers de ce montant est financé par l'émission d'actions propres. Le groupe britannique est spécialisé dans le gaz naturel liquide (GNL), où il est le troisième acteur au monde. BG Group détient également d'importantes participations au Brésil, où le groupe est un partenaire de Petrobras dans les réserves pétrolières en haute mer. Avec cette acquisition, Royal Dutch Shell devient le leader mondial du marché gazier mondial. Le GNL est d'ailleurs considéré comme un marché de croissance qui pourrait absorber une partie du marché du charbon et du pétrole au cours des années à venir. Qui plus est, le groupe anticipe des avantages d'échelle à hauteur de 2,5 milliards EUR par an. Pour les actionnaires, notons que l'acquisition n'aura aucune influence sur le dividende généreux de 1,88 USD par an que le groupe verse. Pour réaliser la fusion, Royal Dutch Shell et BG Group devront vendre des activités secondaires pour un montant de 30 milliards USD. Royal Dutch Shell présente toujours une valorisation intéressante, à un cours/valeur comptable de 1,1 et un rendement brut de 6%. Pour les options, vous pouvez vous tourner vers Euronext Amsterdam, où les échanges sont nombreux. Les séries les plus longues viennent à échéance en décembre 2019, mais celles-là sont trop longues. Nous préférons les options qui courent jusqu'en décembre 2016.Spread haussierAchat call déc '16 28 @ 2,55 EUREmission call déc '16 32 @ 1,05 EURL'investissement de départ est faible, alors que le gain potentiel est important à condition que le cours de Royal Dutch Shell prenne un peu de hauteur, et pour cela, vous avez plus d'un an et demi devant vous. L'achat du call décembre 2016 au prix d'exercice de 28 nécessite un investissement de 255 EUR pour un contrat standard de 100 actions sous-jacentes, alors que vous récupérez environ 40% de ce montant par l'émission simultanée (vente) du call 32 ayant la même échéance. Votre mise totalise donc 150 EUR (255 - 105) et cela signifie que le break-even est proche du cours actuel. Si le cours augmente, vous empochez un bénéfice, et si le niveau de 32 EUR est au moins atteint, votre plus-value s'élève à 250 EUR ou 167% de plus que votre mise. Pour cela, une hausse de l'action sous-jacente de 9% suffit.Emission putEmission put déc '16 26 @ 2,30 EURLes primes des puts sont plutôt élevées, ce qui est lié aux dividendes trimestriels très larges qui sont versés. La prime de 230 EUR que vous empochez pour l'émission du put décembre 2016 au prix d'exercice de 26 est en tout cas intéressante, car cela signifie que vous n'accusez de perte qu'en cas de cours inférieur à 23,70 EUR ; vous disposez d'une marge à la baisse de 19%. Sachez que Royal Dutch Shell est une action défensive, qui en principe fluctue peu.TrépiedAchat call déc '16 28 @ 2,55 EUREmission call déc '16 32 @ 1,05 EUREmission put déc '16 24 @ 1,50 EURCe trépied combine le spread haussier à l'émission d'un put (découvert), plus spécifiquement le put décembre 2016 au prix d'exercice de 24. Au total, vous n'investissez rien dans cette combinaison. La prime que vous empochez pour le put émis est en effet égale à ce que vous déboursez pour la mise sur pied du spread haussier (150 + 105 - 255). Ce trépied est bénéficiaire dans l'hypothèse de cours supérieur à 28 EUR, alors que vous n'accusez de perte que si le cours du géant pétrolier se situe à moins de 24 EUR à l'échéance. Par rapport au cours actuel, cela suppose une marge à la baisse de 18%.