Le géant pétrolier britannico-néerlandais Royal Dutch Shell A (25,65 EUR) a connu une année 2013 particulièrement difficile, caractérisée par un repli de son bénéfice de 40%, à 16,7 milliards USD. Le groupe entend cependant tirer des leçons du passé. Quelque 30% des activités est actuellement déficitaire et ce pourcentage doit baisser. Qui plus est, Royal Dutch Shell sera plus prudent dans ses investissements, qui ont atteint l'an dernier un record de 45 milliards USD. Le groupe est actuellement en train de vendre à tour de bras, même si certains analystes affirment qu'il s'agit de ventes guidées par la panique. En réalité, les activités de raffinage qui génèrent peu de bénéfices du fait de la faiblesse des marges de raffinage ont été cédées. Shell compte en effet réduire sa grande...

Le géant pétrolier britannico-néerlandais Royal Dutch Shell A (25,65 EUR) a connu une année 2013 particulièrement difficile, caractérisée par un repli de son bénéfice de 40%, à 16,7 milliards USD. Le groupe entend cependant tirer des leçons du passé. Quelque 30% des activités est actuellement déficitaire et ce pourcentage doit baisser. Qui plus est, Royal Dutch Shell sera plus prudent dans ses investissements, qui ont atteint l'an dernier un record de 45 milliards USD. Le groupe est actuellement en train de vendre à tour de bras, même si certains analystes affirment qu'il s'agit de ventes guidées par la panique. En réalité, les activités de raffinage qui génèrent peu de bénéfices du fait de la faiblesse des marges de raffinage ont été cédées. Shell compte en effet réduire sa grandeur d'échelle mais comme il a un taux d'endettement de seulement 16%, cette mesure n'est pas à prendre d'urgence. Pour les actionnaires, l'opération d'écrémage, de même que la discipline en matière d'investissements et la hausse de la rentabilité, sont une bonne chose. A court et moyen termes, nous prévoyons donc une hausse de cours, et vous pouvez miser sur ce scénario moyennant des constructions d'options ciblées. Un grand nombre d'options s'échangent sur Royal Dutch Shell A, plus particulièrement sur le segment d'Euronext Amsterdam. Les séries les plus longues viennent à échéance en décembre 2018 mais nous les trouvons trop longues. Une bonne alternative est offerte par les options qui viennent à échéance en décembre 2015 et qui ont donc une durée résiduelle de 21 mois.Spread haussier défensifAchat call déc '15 23 @ 2,95 EUREmission call déc '15 28 @ 0,70 EURCe spread haussier défensif vous permet de miser sur un statu quo ou une progression de la valeur sous-jacente. L'achat du call décembre 2015 au prix d'exercice de 23 exige un investissement de 295 EUR par contrat standard de 100 titres. Vous récupérez près d'un quart de votre mise par l'émission simultanée du call 28 ayant la même échéance. Votre mise s'élève donc à 225 EUR (295 - 70) et c'est aussi votre perte maximale. Le break-even se situe à 25,25 EUR, soit légèrement moins que le cours actuel. Le cours de Royal Dutch Shell A doit seulement progresser de 9% pour que vous obteniez la plus-value maximale de 275 EUR, soit 122% de plus que votre mise. Compte tenu de la faible prime, un achat du call uniquement semble une bonne alternative au spread haussier.Emission putEmission put déc '15 25 @ 2,75 EURLes primes associées aux puts sont supérieurs à celles des calls, ce qui est lié aux dividendes (trimestriels) généreux versés par le géant pétrolier. Pour la vente ou l'émission du put décembre 2015 au prix d'exercice de 25, vous empochez la prime de 275 EUR. En échange, vous êtes disposé, jusqu'à la fin de ce contrat, à ramasser 100 titres Royal Dutch Shell au prix de 25 EUR. En définitive, vous n'accusez de perte qu'en cas de cours inférieur à 22,25 EUR. Vous disposez en d'autres termes d'une marge à la baisse de 13%. L'émission d'autres puts assortis d'un prix d'exercice inférieur est également défendable, comme le put décembre 2015 24 (prime de 2,15 EUR) ou 23 (prime de 1,70 EUR). Ceux-ci ne deviennent risqués qu'à partir d'un cours de 21,85 EUR (marge de 15%) et 21,30 EUR (marge de 17%) respectivement.TurboAchat call déc '15 26 @ 1,30 EUREmission put déc '15 22 @ 1,25 EURLe risque est en l'occurrence bien moins important qu'avec l'achat direct des actions, alors que vos chances de gain sont nettement plus grandes. Pour l'achat du call décembre 2015 au prix d'exercice de 26, vous payez 130 EUR, alors que vous encaissez une prime de 125 EUR pour la vente du put décembre 2015 avec la même échéance. Cela signifie que votre mise s'élève à peine à 5 EUR. En définitive, vous n'accusez de perte qu'en cas de cours inférieur à 22 EUR, alors que vous êtes en positif à partir de 26,05 EUR. Par ailleurs, ce turbo n'est pas plafonné, ce qui est un élément positif.