Le ralentissement de la croissance en Chine a notamment un impact négatif sur le secteur de l'acier. ArcelorMittal (4,55 EUR) est le plus grand aciériste au monde et, comme prévu, son 3etrimestre ne fut pas extrêmement solide. La quantité d'acier transporté a ainsi reculé de 2,1%, à 21,1 millions de tonnes, alors que le chiffre d'affaires (CA) est ressorti à 15,6 milliards EUR en raison de la baisse des prix de l'acier et du minerai de fer, ce qui représente une érosion de 22,3% par rapport au 3etrimestre 2014. Le cash-flow opérationnel a reculé à 1,35 milliard USD, soit 29% de moins qu'à la même période l'an dernier. En termes net...

Le ralentissement de la croissance en Chine a notamment un impact négatif sur le secteur de l'acier. ArcelorMittal (4,55 EUR) est le plus grand aciériste au monde et, comme prévu, son 3etrimestre ne fut pas extrêmement solide. La quantité d'acier transporté a ainsi reculé de 2,1%, à 21,1 millions de tonnes, alors que le chiffre d'affaires (CA) est ressorti à 15,6 milliards EUR en raison de la baisse des prix de l'acier et du minerai de fer, ce qui représente une érosion de 22,3% par rapport au 3etrimestre 2014. Le cash-flow opérationnel a reculé à 1,35 milliard USD, soit 29% de moins qu'à la même période l'an dernier. En termes nets, le groupe a accusé une perte de 711 millions USD, contre un bénéfice net de 179 millions USD au 2etrimestre. Le principal coupable est l'amortissement unique de 500 millions USD sur les stocks. Pour 2015, ArcelorMittal a abaissé la fourchette attendue d'EBITDA de 6 à 7 milliards USD à 5,2 à 5,4 milliards USD. Le groupe ne se montre pas pessimiste par rapport à l'évolution de la demande l'an prochain. Dans les derniers mois, le cours d'ArcelorMittal a pris plusieurs raclées. Au niveau actuel, il capitalise à peine 0,24 fois la valeur comptable, un chiffre historiquement faible, alors que la valeur d'entreprise (EV) s'élève à 5 sur la base du bas de la fourchette des prévisions d'EBITDA pour 2015. Des options sur ArcelorMittal (AM) se négocient sur Euronext Amsterdam et les échanges sont nombreux, ce qui justifie les spreads faibles.Spread haussier défensifAchat call déc '16 4 @ 1,32 EUREmission call déc '16 6 @ 0,51 EURL'achat du call décembre 2016 au prix d'exercice de 4 coûte 132 EUR, alors que l'émission (= vente) du call 6 ayant la même échéance rapporte 51 EUR. Votre mise totalise donc 81 EUR (132 - 51) et c'est aussi votre perte maximale. Votre break-even, le niveau auquel vous n'actez ni gain ni perte, se situe à 4,81 EUR, soit 6% au-delà du cours actuel. En cas de cours plus élevé, vous enregistrez une plus-value, et si le cours d'AM s'élève au moins à 6 EUR à l'échéance, vous empochez le gain maximal de 119 EUR ou 147% de plus que votre mise. Le cours d'AM doit cependant se hisser de 22% pour que ce soit le cas.Emission putEmission put déc '16 4 @ 0,73 EURLa prime reçue pour l'émission du put décembre 2016 au prix d'exercice de 4 est énorme : pas moins de 73 EUR pour un contrat standard de 100 titres. Vous n'accusez de perte qu'en cas de cours inférieur à 3,27 EUR, ce qui suppose que vous disposez d'une marge à la baisse de 28%. Si le cours est supérieur à 4 EUR à l'échéance, la prime est à vous !TurboAchat call déc '16 5 @ 0,84 EUREmission put déc '16 4 @ 0,73 EURPour ce turbo, vous tirez la quasi-totalité de la prime pour l'achat du call décembre 2016 au prix d'exercice de 5, qui coûte 84 EUR, de l'émission du put décembre 2016 au prix d'exercice de 4, qui rapporte 73 EUR. Votre mise s'élève donc à seulement 11 EUR (84 - 73). Autre avantage de cette stratégie : votre risque est inférieur à celui inhérent à l'achat direct des titres, alors que vous pouvez tirer profit, avec effet de levier, d'une hausse d'AM au-delà de 5 EUR. En cas de cours supérieur à 5,11 EUR, la plus-value de ce turbo augmente.