En matière boursière, la question du timing est toujours la plus difficile. Nous suivons un peu le management de CMB (15,14 EUR ; NYSE Euronext Bruxelles) en ce sens qu'il faut acheter des actions lorsque le secteur va mal, car leur valorisation est alors (très) basse, pour les revendre lorsque le secteur est en plein essor, au moment où les cours sont (très) élevés. Personne ne peut nier que le secteur est en difficulté et que le cours est très bas par rapport à la décennie écoulée. Ce peut être une question de mois ou de semaines, voire d'un peu plus, mais même le directeur (CEO) Marc Saverys est convaincu que ceux qui achètent aujourd'hui obtiendront un très bon rendement à terme. Et il joint le geste à la parole, puisqu'il achète depuis quelque temps de nombreuses actions CMB par le biais de son holding Saverco. Cette année, il a acquis 137.500 actions pour environ 2,1 millions EUR, soit 15,2 EUR par action en moyenne. CMB décrit elle-même 2012 comme la pire année de la décennie écoulée. Mais les com...

En matière boursière, la question du timing est toujours la plus difficile. Nous suivons un peu le management de CMB (15,14 EUR ; NYSE Euronext Bruxelles) en ce sens qu'il faut acheter des actions lorsque le secteur va mal, car leur valorisation est alors (très) basse, pour les revendre lorsque le secteur est en plein essor, au moment où les cours sont (très) élevés. Personne ne peut nier que le secteur est en difficulté et que le cours est très bas par rapport à la décennie écoulée. Ce peut être une question de mois ou de semaines, voire d'un peu plus, mais même le directeur (CEO) Marc Saverys est convaincu que ceux qui achètent aujourd'hui obtiendront un très bon rendement à terme. Et il joint le geste à la parole, puisqu'il achète depuis quelque temps de nombreuses actions CMB par le biais de son holding Saverco. Cette année, il a acquis 137.500 actions pour environ 2,1 millions EUR, soit 15,2 EUR par action en moyenne. CMB décrit elle-même 2012 comme la pire année de la décennie écoulée. Mais les commentaires qui ont accompagné les résultats annuels de 2012 comportaient également des paroles encourageantes : "il n'est pas irréaliste d'envisager les premiers signes d'une reprise saine après quelques mauvais trimestres supplémentaires." Au cours de l'année écoulée, les tarifs moyens étaient si bas que les compagnies de transport maritime ont été condamnées à fonctionner à perte. Une telle situation ne peut perdurer, sans quoi c'est tout le secteur qui fera faillite - et le commerce mondial s'arrêtera. Pourtant, la surcapacité a encore augmenté l'an dernier. Mais les mises à la casse continues, la valeur de la ferraille et la contraction des carnets de commandes des chantiers navals incitent à un optimisme prudent. En raison de sa prévoyance et de sa volonté de conclure des contrats à long terme à des tarifs élevés durant "l'âge d'or", CMB s'en est assez bien sortie jusqu'à présent. Mais les tarifs de transport doivent augmenter de manière durable au cours des trimestres et des années à venir, parce que le groupe bénéficie de moins en moins de la couverture des contrats à long terme. Celle-ci est même retombée à son plus bas niveau en 10 ans. Pour les plus grands bâtiments, elle baissera de 56% cette année à 36% l'an prochain. Pour les modèles plus petits, CMB opère déjà presque intégralement sur le marché spot, notamment parce que la surcapacité y est moins prononcée. Il est clair qu'un redressement des tarifs est nécessaire pour que CMB puisse conserver sa rentabilité intrinsèque. Mais la valorisation de l'action en tient compte. L'action reste selon nous "digne d'achat" (1B), à cette nuance près qu'il faudra sans doute faire preuve de patience avant qu'un redressement du cours se dessine. Je crois beaucoup en ThromboGenics depuis le début et je maintiens ma confiance dans l'entreprise à plus long terme. Est-il vrai que des options se négocient sur l'action ? Elles pourraient permettre de protéger ses positions contre des baisses intermédiaires, comme c'est actuellement le cas avec ces vendeurs à découvert. Les actionnaires de ThromboGenics (31,60 EUR ; NYSE Euronext Bruxelles) devront apprendre à vivre avec le fait que l'action intéresse désormais les investisseurs américains. Cela nécessite toujours un temps d'adaptation pour les investisseurs belges. Il est clair que sans l'impact des investisseurs d'outre-Atlantique, le cours n'aurait jamais atteint 47 EUR en janvier de cette année. Mais il est tout aussi clair qu'il ne serait jamais retombé à 30 EUR si certains fonds spéculatifs américains ne s'étaient pas mis à "shorter" l'action ces dernières semaines. Il est exact que des options sont négociables depuis quelques mois sur Thrombo. Même si nous devons immédiatement vous mettre en garde contre la liquidité de ces options call et put, qui n'est pas énorme, pour ne pas dire qu'elle est (provisoirement) limitée. Cela exige naturellement pas mal de stratégie, mais pour ce type d'actions volatiles, les actionnaires ont intérêt à privilégier l'achat d'options put. De préférence, bien entendu, après un net rebond, à un moment où le cours est donc plutôt élevé. Un contrat porte sur cent actions. Imaginez que vous possédez 300 actions Thrombo : vous pouvez alors acheter trois puts sur Thrombo, par exemple assorties d'un prix d'exercice de 32 et d'une échéance en septembre. Ces trois contrats put vous donnent le droit de vendre 300 actions Thrombo à un prix de 32 EUR par action jusqu'au troisième vendredi de septembre (le 20 septembre). Au moment d'écrire cet article, il vous en coûtera 2,30 EUR par action (hors frais), soit un investissement de 690 EUR sur un capital de 9480 EUR (300 x 31,60 EUR par action, la valeur actuelle de vos actions Thrombo). Si le cours se redresse - par exemple à la suite de la publication d'excellents résultats semestriels en août -, la protection était superflue et vous "perdez" les premiers 2,30 EUR de la hausse (environ 7%). Mais si ces résultats déçoivent et les vendeurs à découvert repassent à l'attaque, vous êtes protégé contre une baisse sous les 29,70 EUR (32-2,30).