Pendant de longues années, les observateurs n'ont pas tari d'éloges sur la croissance économique. L'Inde, en revanche, faisait l'objet de tous les doutes. Et pourtant... depuis la victoire aux élections du charismatique Narendra Modi du parti nationaliste hindou BJP, le sentiment à l'égard de ce pays s'est totalement transformé. Les perspectives de croissance de ce " sous-continent " abritant une population jeune de 1,2 milliard d'habitants sont systématiquement revues à la hausse. Initialement, on prévoyait qu'en 2017 ou 2018 l'Inde enregistre une croissance supérieure à celle de la Chine. O...

Pendant de longues années, les observateurs n'ont pas tari d'éloges sur la croissance économique. L'Inde, en revanche, faisait l'objet de tous les doutes. Et pourtant... depuis la victoire aux élections du charismatique Narendra Modi du parti nationaliste hindou BJP, le sentiment à l'égard de ce pays s'est totalement transformé. Les perspectives de croissance de ce " sous-continent " abritant une population jeune de 1,2 milliard d'habitants sont systématiquement revues à la hausse. Initialement, on prévoyait qu'en 2017 ou 2018 l'Inde enregistre une croissance supérieure à celle de la Chine. Or, ces dernières semaines, plusieurs rapports ont été publiés, notamment par la Deutsche Bank, qui anticipent déjà une croissance supérieure de l'Inde (7,5% attendus) par rapport à la Chine (6,8%) pour cette année.Ces conclusions sont évidemment également liées à la situation de l'économie chinoise, qui semble s'essouffler. Officiellement, la croissance fluctue toujours autour de 7%, mais il suffit d'observer la production d'électricité et les chargements par rail pour en déduire que la croissance dépasse à peine 4% ! Les rapports relatifs à l'Empire du Milieu sont dès lors de plus en plus sombres. Des titres tels que " India is making China look old " sont sans équivoque. Cette année pourrait être celle du renversement de tendance ou, comme exprimé dans notre titre, du " changement de paradigme " en Asie.Bulle spéculative chinoisePour autant, les marchés boursiers locaux ne trahissent pas cette perspective. Au contraire même : plus l'actualité relative à la Chine est négative, plus l'espoir d'un assouplissement monétaire est entretenu, et plus les cours prennent de la hauteur sur les Bourses chinoises. Après un marché baissier de plusieurs années, le redressement est cependant très impressionnant : fin avril, l'indice Shanghai Composite affichait une hausse de 38% depuis le début de l'année et déjà de 120% sur les douze derniers mois. Logique, dès lors, qu'une correction s'annonce à présent, car les signes précurseurs d'une bulle étaient devenus nombreux. Cela dit, l'indice indien Sensex a assez bien réagi à l'arrivée de Modi, même si cette année la hausse s'est complètement interrompue. Sur base annuelle, on note encore une hausse de plus de 20%. Au cours des 5 dernières semaines, la Bourse indienne accuse un repli de quelque 10% pour la première fois depuis la victoire de Modi.Avec Velcan Energy, nous misons sur l'Inde et sur les changements opérés depuis l'arrivée de Modi au niveau de la bureaucratie, l'attention à l'énergie et l'infrastructure. Nous continuons également de suivre attentivement Vedanta Resources, le groupe minier diversifié coté en Bourse de Londres. Nous avons misé également avec succès sur le marché haussier de la Chine au travers d'Industrial & Commercial Bank of China (ICBC). Les résultats sont cependant un peu décevants malgré la forte hausse de cours des derniers mois. D'où notre limite de vente (lire en rubrique Portefeuille).