Le 18 décembre, la CFAO a franchi une nouvelle étape dans ses 160ans de présence en Afrique: elle a inauguré PlaYce. Situé à Abidjan (Côte d'Ivoire), PlaYce est le premier centre commercial moderne du continent africain. Le nouveau concept comprend un Carrefour, une vaste aire commerciale avec 50boutiques et une aire de restauration. La CFAO, qui avait déjà conclu un partenariat avec Carrefour en 2013, a également créé un "club des 15" marques internationales _ dont Bonobo, Cache Cache, L'Occitane en Provence et Jeff de Bruges _ très présentes dans la partie commerciale de PlaYce. Cette ouverture doit marquer l'éclosion d'un nouveau pôle de croissance, puisque la CFAO compte ouvrir des dizaines de centres commerciaux similaires dans huit pays...

Le 18 décembre, la CFAO a franchi une nouvelle étape dans ses 160ans de présence en Afrique: elle a inauguré PlaYce. Situé à Abidjan (Côte d'Ivoire), PlaYce est le premier centre commercial moderne du continent africain. Le nouveau concept comprend un Carrefour, une vaste aire commerciale avec 50boutiques et une aire de restauration. La CFAO, qui avait déjà conclu un partenariat avec Carrefour en 2013, a également créé un "club des 15" marques internationales _ dont Bonobo, Cache Cache, L'Occitane en Provence et Jeff de Bruges _ très présentes dans la partie commerciale de PlaYce. Cette ouverture doit marquer l'éclosion d'un nouveau pôle de croissance, puisque la CFAO compte ouvrir des dizaines de centres commerciaux similaires dans huit pays africains, dont six en Côte d'Ivoire, durant la décennie à venir. Avec l'ambition affirmée de générer à terme 1milliard EUR de chiffre d'affaires (CA). La CFAO démontre ainsi une nouvelle fois son rôle de précurseur et de spécialiste en Afrique, et sa volonté d'exploiter les énormes possibilités de croissance qu'ouvre l'augmentation de la consommation sur le continent africain. La CFAO est active sur la quasi-totalité du continent (34pays). Elle est également présente dans les territoires français d'Outre-mer (7pays), au Vietnam et au Cambodge. Fin 2012, le conglomérat japonais Toyota Tsusho Corporation (TTC) avait déboursé 37,5EUR par action pour acquérir 97,59% des actions en circulation de la CFAO, qui a cependant conservé une cotation distincte. Les activités du groupe se déclinent en trois verbes: s'équiper, se soigner et consommer. Traditionnellement, la plus grande division est celle qui regroupe les équipements et services, avec comme principale activité l'importation et la vente de voitures (s'équiper). En 2015, ce département a vu son CA baisser de 7,2% (-8,9% sur base comparable) à 1,83milliard EUR, soit 53,4% du CA du groupe. Au terme du 1ersemestre, le compteur affichait encore -10,2%. Le CA a baissé de 6,1% au 4etrimestre (-5,8% sur base comparable). Les conséquences négatives du refus de concurrents de Toyota comme Nissan et Renault d'encore collaborer avec la CFAO après l'entrée de TTC dans le capital se font de moins en moins sentir. Le bénéfice opérationnel récurrent (REBIT; hors éléments uniques) a augmenté de 2,8% à 143,7millions EUR malgré la baisse du CA, et la marge de REBIT est passée de 7,1% à 7,8%. Eurapharma, distributeur de médicaments en Afrique (se soigner), a vu son CA reculer de 4,1% au 4etrimestre (327,8millions EUR, mais +1,8% sur base comparable), alors qu'il a progressé de 2,9% sur base annuelle (+2,3%), à 1,25milliard EUR. L'EBIT s'est cependant contracté de 0,2% à 104,9millions EUR, et la marge de REBIT a baissé de 8,6% à 8,4%. Le CA de la troisième division, celle des biens de consommation (consommer), a reculé de 1,8% à 95,3millions EUR au 4etrimestre (dont 5millions EUR provenant de PlaYce; -6% en termes récurrents), et de 4,6% (-5,3%) sur base annuelle, à 350millions EUR. La marge tombe de 17,5% à 15,0%. Le bénéfice net a gagné 6,1% à 106,6millions EUR, soit 1,7EUR par action. Le dividende brut est resté inchangé à 0,81EUR par action, soit un rendement brut de 2,4%. Le millésime 2015 n'a donc pas été un grand cru, mais plutôt une année de transition.ConclusionL'action de la CFAO est restée très stable dans les turbulences boursières de ces derniers mois. Nous continuons à la recommander à l'investisseur à long terme pour son exposition unique à l'énorme potentiel de croissance que recèle l'Afrique. D'autant que la valorisation est acceptable, avec un cours/bénéfice de 18 et un ratio valeur d'entreprise (EV)/cash-flows opérationnels (EBITDA) attendus en 2016 de 7,8. Conseil : digne d'achatRisque : moyenRating : 1B