Nous évoquions la semaine dernière la possibilité, bien réelle selon nous, d'assister à un rallye de fin d'année. Observons à présent la situation globale, après le déclin qui a récemment succédé à la spectaculaire remontée, elle-même due aux perspectives de réouverture de l'économie mondiale. La hausse séculaire de Wall Street, entamée en 2009, n'est d'après nous pas terminée. Nous pensons même assister depuis l'an dernier à la phase finale d'une ascension soutenue, qui devrait durer un temps encore. La correction de l'automne a été contenue, la première zone de soutien sign...

Nous évoquions la semaine dernière la possibilité, bien réelle selon nous, d'assister à un rallye de fin d'année. Observons à présent la situation globale, après le déclin qui a récemment succédé à la spectaculaire remontée, elle-même due aux perspectives de réouverture de l'économie mondiale. La hausse séculaire de Wall Street, entamée en 2009, n'est d'après nous pas terminée. Nous pensons même assister depuis l'an dernier à la phase finale d'une ascension soutenue, qui devrait durer un temps encore. La correction de l'automne a été contenue, la première zone de soutien significative à 4.200-4.250 points pour l'indice S&P 500 a jusqu'à présent résisté. Le ralentissement ne devrait donc être que modéré.En période d'inflation en particulier, les placements à revenu fixe grèvent le pouvoir d'achat: tout augmente, sauf les intérêts sur les produits d'épargne. L'argument en faveur d'une diminution de l'épargne au profit d'un accroissement des investissements n'a jamais été si pertinent, une méga-tendance qui va se poursuivre, voire se renforcer, dans un avenir proche. Et qui étaie dans une large mesure la tendance haussière du marché boursier.La hausse des cours ne décourage pas les candidats à l'investissement, tant s'en faut - le succès attire. Lors de la vague ultime, ce phénomène est toujours porteur de la dynamique résiduelle, bien plus que, par exemple, les résultats des entreprises. L'atonie des taux d'intérêt incitera davantage d'investisseurs encore à se tourner vers les actions.Le potentiel résiduel propre à la dernière ascension - généralement, une course folle - nous paraît donc bien réel. Les banques centrales et les gouvernements n'abandonneront pas tout de suite leurs politiques accommodantes; lesquelles soutiennent l'économie, bien sûr, mais plus encore l'envolée des actifs financiers, comme les actions et l'immobilier. Or aussi longtemps que l'économie et la hausse des taux ne déraperont pas, les entreprises afficheront de bons résultats et la tendance haussière se maintiendra.Nous avons donc là tous les ingrédients d'une belle ascension boursière. Jusqu'à présent, nous estimions que le S&P 500 dépasserait les 5.000 points. Au vu du contexte (politique fiscale et monétaire, résultats des entreprises, peu d'autres solutions, etc.) toujours particulièrement favorable aux actions, nous visons désormais les 6.000 points. A mesure que le sommet approchera, la situation évoluera de plus en plus en dents de scie. Mais avant cela, Wall Street, tout comme les marchés européens et les marchés émergents notamment, vont connaître de bons moments encore. Les Bourses européennes sont soutenues par une politique monétaire et fiscale ferme, qui fait affluer les fonds vers les Bourses. Les marchés émergents, victimes cette année de la situation en Chine et de la faiblesse des taux de vaccination, pourraient quant à eux profiter d'une nette reprise par la suite.