Les deux premiers mois de l'année 2015 sont derrière nous. Les investisseurs en actions n'ont absolument aucune raison de se plaindre. Surtout en Europe. La plupart des indices boursiers ont accumulé 10%, voire davantage. Un contraste frappant avec la situation de l'an dernier, lorsque les indices européens étaient parvenus à clôturer l'année tout juste au-dessus de zéro. A cette époque, le ciel était plus dégagé aux Etats-Unis, tout comme les années précédentes d'ailleurs. Aujourd'hui pourtant, l'Europe opère un franc mouvement de rattrapage et les " bulls " de Wall Street se tiennent tranqu...

Les deux premiers mois de l'année 2015 sont derrière nous. Les investisseurs en actions n'ont absolument aucune raison de se plaindre. Surtout en Europe. La plupart des indices boursiers ont accumulé 10%, voire davantage. Un contraste frappant avec la situation de l'an dernier, lorsque les indices européens étaient parvenus à clôturer l'année tout juste au-dessus de zéro. A cette époque, le ciel était plus dégagé aux Etats-Unis, tout comme les années précédentes d'ailleurs. Aujourd'hui pourtant, l'Europe opère un franc mouvement de rattrapage et les " bulls " de Wall Street se tiennent tranquilles...De nombreux éléments trahissent un regain d'intérêt pour la Bourse chez nous aussi. Comme prévu, la Banque centrale européenne a joué un rôle dominant en sortant son arsenal, en janvier, au travers d'un programme de rachats mensuels d'obligations d'une valeur de 60 milliards EUR, jusque septembre 2016 au moins. Ce qui permet aux épargnants et investisseurs en produits à rendement fixe, plus que jamais, de comprendre que ce type d'investissements ne rapportent plus rien ou presque, et les ramène doucement vers la Bourse. A plus forte raison en Europe, où les marchés boursiers sont restés largement à la traîne et où l'on peut espérer, compte tenu de la faiblesse du dollar et du prix du pétrole, un redressement des bénéfices des entreprises. Une correction saineIl est évident que le rythme de janvier et février n'est pas tenable toute l'année. Cela supposerait en effet que les marchés boursiers européens progressent de 60 à 80%. C'est totalement irréaliste, car nous n'avons pas du tout commencé l'année à un plancher. Qui plus est, depuis le plancher d'octobre 2014, l'Eurostoxx50 a déjà progressé de 28%. Après pareille hausse, il est logique que les marchés s'offrent une pause dans les prochaines semaines. De nombreux indicateurs (techniques) démontrent clairement que les Bourses sont surachetées à court terme et que l'heure d'une correction intermédiaire a sonné. Autrement dit : si vous envisagiez de commencer à acheter des actions (européennes) maintenant, séduits par la hausse des derniers mois et semaines, attendez de préférence quelques semaines.Nous avions anticipé et misé sur un redressement des Bourses européennes, et nous avons été récompensés pour notre stratégie. Des hausses de 20% et plus, comme chez Volkswagen &Co ces derniers mois, ne sont pas tenables. C'est ce qui justifie notre décision de mettre nos bénéfices à l'abri et d'accumuler ainsi une trésorerie de 5 à 10%. Dans l'espoir que les marchés (européens) subissent cette correction, ce qui nous permettrait, avec nos liquidités, de racheter d'autres actions, des mêmes entreprises ou de nouvelles, à meilleur compte. Soyons clair : nous n'anticipons pas une correction sévère, mais plutôt un reflux de quelque 5%, qui pourrait évidemment atteindre 10% dans certains cas. Dans notre rubrique Portefeuille, vous découvrirez les valeurs sur lesquelles nous actons nos bénéfices (partiellement).