Le marché boursier a bien évolué l'an passé, un phénomène qu'expliquent les excellents résultats des entreprises et l'énorme coup de pouce des autorités en faveur des investissements en actions, qui a convaincu toujours plus d'épargnants de faire leurs premiers pas en Bourse. Ces retombées positives sont également perceptibles au niveau des prix des actions et des maisons, entre autres.
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Le marché boursier a bien évolué l'an passé, un phénomène qu'expliquent les excellents résultats des entreprises et l'énorme coup de pouce des autorités en faveur des investissements en actions, qui a convaincu toujours plus d'épargnants de faire leurs premiers pas en Bourse. Ces retombées positives sont également perceptibles au niveau des prix des actions et des maisons, entre autres.Mais l'ascension de 15% à plus de 20% des divers marchés appartient désormais au passé: investir en Bourse, c'est surtout se projeter en 2022 et au-delà. L'année 2021 a été marquée par une hausse généralisée, que n'est venue interrompre aucune baisse intermédiaire brutale. Parmi les anticipations émises la semaine dernière, une concernait le net accroissement de la volatilité en 2022. Le graphique de l'évolution des indices boursiers en 2021 montre que la hausse s'est surtout concentrée sur le 1er semestre; dès qu'il a été question de resserrement monétaire (tapering) et d'un premier relèvement des taux d'intérêt aux Etats-Unis en 2022, la fête a été en partie gâchée - mais en partie seulement puisque malgré Omicron, les dernières semaines de l'année ont été plutôt bonnes.L'année commence bien, mais une importante correction se prépare selon nous. Aucune correction longue et nette n'était, on l'a dit, survenue l'an passé, seul septembre s'étant inscrit en demi-teinte. Il n'en sera pas de même cette fois: la correction sera de l'ordre de 10% à 15% bien plus que de 5% à 7% et elle durera non pas quelques semaines, mais plusieurs mois. Elle devrait intervenir assez rapidement (tous les indicateurs sous-jacents reculent), et le plancher ne sera sans doute pas atteint avant le 2e trimestre. Il y a en effet bien des gains à encaisser et toujours plus de raisons de s'inquiéter: Omicron, inflation, tapering, relèvements des taux d'intérêt (américains), etc. Ceci dit, pas plus que les autres avant elle, cette correction ne menace (du moins pas encore) la tendance haussière. Il restera suffisamment de temps et de marge pour faire de 2022 une bonne, voire une excellente, année boursière, même si les chiffres plongent dans le rouge. On assistera en définitive à une alternance de périodes bonnes et moins bonnes, un peu à l'image de ce qu'a été 2021.Nous n'intégrerons donc en principe pas d'autre valeur de base pour le moment. Nous présentons en janvier plusieurs candidats à une entrée en portefeuille, pour vous permettre de vous familiariser avec eux. Une fois la correction terminée, nous investirons dans un ou plusieurs de ces titres. Dans l'intervalle, nous nous attèlerons à constituer une trésorerie, qui tombera bien à point lorsque la correction surviendra. Les grands noms comme Adecco, Adidas, ASML ou LVMH seront les premiers étudiés car vu leur poids dans les principaux indices européens, ils seront inévitablement concernés par le repli généralisé.