Les places boursières ont connu un troisième trimestre nettement moins bon que les deux premiers. Ce que nous avions anticipé. Pour autant, nous envisageons la dizaine de semaines restantes de 2021 avec un certain optimisme. Un rallye boursier n'est pas à exclure.
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Les places boursières ont connu un troisième trimestre nettement moins bon que les deux premiers. Ce que nous avions anticipé. Pour autant, nous envisageons la dizaine de semaines restantes de 2021 avec un certain optimisme. Un rallye boursier n'est pas à exclure. Les marchés boursiers occidentaux ont été sous pression à partir du dernier tiers du troisième trimestre. Leur recul était prévisible, dans la mesure où ils avaient amorcé leur hausse en novembre 2020 (quand la grande efficacité des vaccins a été annoncée) et que depuis, aucune véritable correction n'était encore survenue. Sur le plan technique, cela s'est traduit par des niveaux d'indices s'écartant progressivement de la moyenne à 200 jours. Si les investisseurs ont commencé à acter leurs bénéfices, c'est selon nous surtout pour les raisons qui suivent. Tout d'abord, le Covid-19, et la percée du variant Delta, ont pesé sur l'activité économique. Ensuite, la banque centrale américaine a annoncé son intention de réduire progressivement, dès que possible, son programme d'achats de titres de créance (le tapering). Ces dernières semaines, l'augmentation des prix de l'énergie a accru les pressions inflationnistes et provoqué une hausse généralisée des taux d'intérêt. Enfin, la débâcle du magnat de l'immobilier chinois Evergrande a fait craindre des répercussions sur la croissance chinoise, voire mondiale. Ces derniers mois, nous avons toujours évoqué une correction passagère, saine et intermédiaire, de l'ordre de 5% à 10%. Une correction légère, donc. Parce que les conditions sont encore assez idéales pour les investisseurs (en actions) et le resteront à notre estime pendant un certain temps. Les taux d'intérêt remontent, mais sont encore très bas. Si bien que l'on continue de se détourner des investissements à revenu fixe au profit d'autres actifs financiers, tels que les actions et l'immobilier. Les bénéfices des entreprises sont abondants et deux rapports consécutifs décevants sur l'emploi aux Etats-Unis ont remis en question l'imminence de la réduction des achats sur le marché de la dette. La probabilité que ce tapering soit graduel et lent était déjà élevée et s'est encore accrue. Nous distinguons cependant un trouble-fête potentiel à ce scénario favorable: les prix de l'énergie. Ils pourraient flamber, en cas d'hiver rigoureux, ce qui renforcerait encore les tensions inflationnistes. Lesquelles entraîneraient les taux longs à la hausse. Le cas échéant, les banques centrales comme les investisseurs en actions seraient dans l'embarras. Mais le scénario qui nous semble le plus vraisemblable est que la correction évoquée plus haut touche à sa fin. La fin de l'année pourrait alors être marquée par une hausse de l'indice Standard & Poor's 500 en direction du cap magique des 5.000 points. Auquel cas nous pourrions affirmer, en janvier 2022, que 2021 aura été, comme nous l'espérions, une très belle année pour les places boursières. En 2022, elles risquent d'être bien plus volatiles.