L'heure est venue de réfléchir aux opportunités d'investissement à moyen et long termes. Nous annonçons depuis la fin de l'été que nous sommes prêts à faire travailler nos liquidités; or celles-ci demeurent élevées.
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L'heure est venue de réfléchir aux opportunités d'investissement à moyen et long termes. Nous annonçons depuis la fin de l'été que nous sommes prêts à faire travailler nos liquidités; or celles-ci demeurent élevées.Une vraie remontée ne devrait être possible en 2019 encore qu'à condition que les Etats-Unis et la Chine concluent sans trop tarder un accord digne de ce nom. Mais comme nous le rappelions la semaine dernière, c'est peu vraisemblable. A la veille de l'élection présidentielle de 2020, Donald Trump aurait certes tout intérêt à mettre fin au litige dès cette année, voire au début de l'an prochain; la perspective d'un accord serait également une bonne chose pour les marchés, qui tentent toujours d'anticiper. Mais il est plus que probable que l'armistice se conclura en plusieurs phases, auquel cas il n'y aurait aucune urgence à acheter massivement, puisque les Bourses ne devraient pas, alors, se redresser sensiblement avant (le début de) 2020. Bien que les parties aient tout à y perdre, il se peut également que les négociations capotent pour plusieurs mois; le risque de repli serait dans ce cas réel et aucun plancher ne devrait se former avant le printemps ou l'été 2020.Nous restons quoi qu'il en soit persuadés que la hausse la plus longue de l'histoire de Wall Street n'est pas terminée. A l'actuelle période de turbulences, qui ne s'achèvera peut-être pas avant plusieurs semaines ou plusieurs mois, devraient succéder d'autres belles années, qui pourraient même être des années records, pour les marchés boursiers. Selon le scénario le plus optimiste, le plancher pourrait être atteint sous peu, auquel cas il faudrait agir rapidement. Plus réaliste, le scénario neutre veut que nous disposions de quelques mois pour acheter progressivement. Enfin, l'hypothèse pessimiste prévoit de longs mois agités avant que le plancher ne soit atteint et que les marchés n'entament l'ultime phase de leur mouvement haussier.Certaines années ont, il est vrai, été difficiles, mais nous aurions tort de nous plaindre de la manière dont les métaux précieux évoluent depuis 12 mois. Reste qu'après l'envolée enregistrée de la fin mai à la fin août (20% pour l'or, 40 à 50% pour les mines aurifères), les sommets sont désormais moins impressionnants. La correction de ces dernières semaines devrait durer quelque temps encore. Notons par ailleurs que des résistances cruciales ont été percées cet été et qu'elles semblent à présent former des zones de soutien solides. Le repli actuel s'inscrivant dans un marché haussier, les métaux précieux ne devraient pas tomber aussi bas qu'à la fin de 2015/au début de 2016. Deux conclusions essentielles s'imposent donc: la première est que l'Or et les métaux précieux resteront longtemps un thème fondamental au sein du portefeuille, la seconde, que nous recommencerons à étoffer très bientôt notre position, que la correction nous avait incités à alléger.