A quelque chose malheur est bon: la fin de l'année 2018 a été si désastreuse sur les places boursières qu'il se pourrait que dans l'ensemble, 2019 ne soit pas aussi morose qu'anticipé, et que la troisième profonde correction de la longue phase haussière amorcée par Wall Street en mars 2009 ( avec des replis mi-2011, début 2016 et fin 2018) soit plus rapide que nous le craignions initialement. Au printemps 2018, nous estimions que l'indice Standard&Poor's 500 atteindrait 3.000 points à la fin de l'année. Or, il plafonnait à 2.940 points à la fin du troisième trimestre, et...

A quelque chose malheur est bon: la fin de l'année 2018 a été si désastreuse sur les places boursières qu'il se pourrait que dans l'ensemble, 2019 ne soit pas aussi morose qu'anticipé, et que la troisième profonde correction de la longue phase haussière amorcée par Wall Street en mars 2009 ( avec des replis mi-2011, début 2016 et fin 2018) soit plus rapide que nous le craignions initialement. Au printemps 2018, nous estimions que l'indice Standard&Poor's 500 atteindrait 3.000 points à la fin de l'année. Or, il plafonnait à 2.940 points à la fin du troisième trimestre, et a encore plongé au trimestre suivant. Bien que commencée trop tardivement, la constitution d'une position de liquidités nous a permis de tirer notre épingle du jeu malgré le dévissage de décembre, une chance que n'ont pas eue les investisseurs qui, encore moins prudents que nous, n'avaient pas du tout - ou beaucoup trop peu - de liquidités en portefeuille. La hausse des cours des métaux précieux a aussi joué un rôle favorable pour notre stratégie. Grâce à notre approche atypique du portefeuille, qui s'affranchit des indices de référence, nous avons largement devancé les principaux indices boursiers comme le Bel20 (avec une surperformance de 18% en 2018), l'Euro Stoxx 50 (surperformance de 14%) et le MSCI World (surperformance de 5%) pour la troisième année d'affilée. L'accent mis sur une approche thématique, mais aussi sur une gestion des positions plus active que la moyenne, nous permet de générer un excédent de rendement par rapport aux fonds de placement suivant aveuglément les indices boursiers. Une gestion active du portefeuille d'actions sera encore nécessaire en 2019 pour résister aux turbulences boursières, même si la très mauvaise performance de décembre permet d'espérer un cru 2019 moins catastrophique. L'étiage ne nous semble toutefois pas encore atteint, et l'indice S&P 500, par exemple, pourrait encore abandonner environ 10% par rapport à son plancher de fin décembre. Ce nouveau recul n'aura toutefois pas forcément lieu à très court terme. Malgré les hauts et bas de rigueur, la performance boursière du premier trimestre pourrait encore être très acceptable et un redressement de plus grande ampleur que celui des derniers mois de 2018 pourrait s'amorcer au début de cette nouvelle année. Tablant sur un répit dans la phase baissière, nous n'allons dans l'immédiat renforcer ni les liquidités ni les investissements liés à l'or. Nous avons conscience qu'en termes de rendement, ces positions existantes pourraient nous pénaliser vis-à-vis des indices sur l'année 2019. Nous ne porterons la position de liquidités - et le thème "Or et métaux" - aux alentours de 30% que lorsque nous pressentirons que le redressement boursier arrive à son terme. Mais dans un premier temps, c'est surtout le thème "Vieillissement" qui devrait nous aider à obtenir un rendement positif.