La période pascale est placée sous le signe de la quiétude et de la méditation. Sans doute les investisseurs en actions ont-ils bien besoin eux aussi d'une telle pause car les marchés boursiers sont assez agités depuis le début de février. Tout a commencé le lundi 5, quand l'indice Dow Jones a contre toute attente cédé plus de 1.000 points, achevant finalement la séance en baisse de 4,6%.
...

La période pascale est placée sous le signe de la quiétude et de la méditation. Sans doute les investisseurs en actions ont-ils bien besoin eux aussi d'une telle pause car les marchés boursiers sont assez agités depuis le début de février. Tout a commencé le lundi 5, quand l'indice Dow Jones a contre toute attente cédé plus de 1.000 points, achevant finalement la séance en baisse de 4,6%.Il fallait voir là l'amorce d'une période de plusieurs semaines de volatilité et d'agitation des marchés, soit tout à fait le contraire de l'an dernier. Nous avions épinglé pour 2018 le contraste entre le tableau économique et la situation boursière, le premier étant plus favorable que la seconde: le bilan du premier trimestre nous donne raison. La correction en tant que telle ne nous a donc pas surpris. Nous avions toutefois tablé sur un repli limité à quelque 5%, or la chute s'est révélée bien plus vertigineuse.Pendant de longs mois, d'innombrables tweets signés Donald Trump ont attribué la progression continue de l'indice Dow Jones à la politique de leur auteur: il serait donc très paradoxal qu'à présent que le président américain fait tout pour déclencher une guerre commerciale avec la Chine, les marchés dégringolent. Il faut évidemment se souvenir de qui l'on a affaire: Donald Trump a pour habitude de sévir d'abord, de négocier ensuite. Même les quelques journées de la fin du trimestre passées dans le rouge ne nous ont pas fait changer d'avis. Nous persistons à penser que ce repli était un premier avertissement, certes sérieux, mais pas encore l'amorce d'un krach généralisé. Les prochaines semaines pourraient demeurer tumultueuses, mais les marchés boursiers occidentaux devraient renouer avec leur tendance haussière au deuxième trimestre. A moins d'un renversement de situation, les mois à venir devraient être orientés à la hausse plutôt qu'à la baisse.Nous maintenons que l'indice Standard & Poor's 500 se dirige vers les 3.000 points, ce qui implique que la Bourse recèle encore un potentiel d'appréciation de 10, voire de 15% cette année. Ce scénario pourrait toutefois se heurter à de nouvelles hausses des taux et à d'autres frasques du président américain. Nous nous empressons d'ajouter que la situation deviendra de plus en plus délicate au fil des mois et que nous pronostiquons toujours la correction la plus sévère des dernières années ou, à tout le moins, l'apparition en 2018 encore de ses prémices.En Europe, la progression pourrait excéder 10% également, ce qui permettrait à l'Euro Stoxx 50 comme à l'indice Stoxx 600 élargi de retourner flirter avec les sommets de cette décennie, atteints au printemps 2015. Concrètement, l'Euro Stoxx 50 devrait approcher des 3.800 points et le Stoxx 600, des 400 à 420 points, qu'il avait d'ailleurs atteints dès l'an 2000.