La semaine prochaine, nous vous dévoilerons, comme de coutume, nos valeurs favorites pour l'année à venir. Au regard du contexte, difficile, nous sommes plutôt satisfait des performances de notre sélection, dans le portefeuille modèle, cette année. Nous placerons la barre encore plus haut, l'an prochain.
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La semaine prochaine, nous vous dévoilerons, comme de coutume, nos valeurs favorites pour l'année à venir. Au regard du contexte, difficile, nous sommes plutôt satisfait des performances de notre sélection, dans le portefeuille modèle, cette année. Nous placerons la barre encore plus haut, l'an prochain.Par " contexte difficile ", nous entendons la faiblesse des marchés boursiers, tant européens qu'asiatiques. Seuls les indices américains s'en sont, dans l'ensemble, bien sortis. Si les attentes de la plupart des stratégistes n'ont pas été satisfaites cette année, c'est à notre estime pour ces trois raisons:• La croissance n'a été "synchronisée" que sur une courte durée: ce fut l'adjectif le plus répandu en ce début d'année, pour qualifier la croissance des grandes économies. Les observateurs espéraient assurément que la croissance modérée et conjointe des nations durerait. Ils ont déchanté. Ainsi ont-ils dû revoir (à la baisse) leurs perspectives pour l'année 2019. Dans quelques semaines, seule l'économie américaine pourra se targuer d'avoir connu en 2018 une croissance supérieure à celle de l'an dernier. Le pays remercie Donald Trump d'avoir abaissé l'impôt des sociétés. Il aura au moins tenu cette promesse-là.• Donald Trump n'a pas honoré tous ses engagements: si l'adoption de la mesure précitée avait suscité l'enthousiasme des marchés à la fin 2017, on ne peut affirmer que le président américain met à exécution toutes ses promesses. L'emploi continue en effet à baisser dans certains secteurs affectés notamment par la délocalisation. Et les mesures protectionnistes qu'a prises Washington ont abouti à un conflit commercial avec la Chine. • Le populisme est une mauvaise herbe: les marchés avaient nourri l'espoir que le populisme s'estompe en Europe, après que, à l'issue des élections néerlandaises et françaises, Geert Wilders (PVV) et Marine Lepen (Front National) n'ont pas eu de quoi pavoiser. Mais l'Italie s'est dotée d'un gouvernement populiste. La Ligue et le Mouvement 5 étoiles ont recueilli moult suffrages. Au grand dam des marchés financiers, la coalition jaune-verte au pouvoir affiche une politique résolument anti-européenne.A la fin de l'an dernier, il ne fallait pas être un devin pour anticiper la chute des crypto-monnaies, après l'explosion de leurs cours. Nous avions mis en garde nos lecteurs. La fabuleuse ascension du bitcoin allait nécessairement prendre fin. De la même manière que la bulle des bulbes de tulipes, aux Pays-Bas, avait fini par éclater, à la fin du 17e siècle. Lorsque la valeur réelle d'un bien est complètement décorrélée de sa valeur de marché, la chute peut être vertigineuse: cette année, le bitcoin a perdu quelque 80% de sa valeur depuis janvier. Inlassablement, l'histoire se répète!