Pouvons-nous oublier rapidement la forte correction de cet été ? Nous avons déjà eu notre lot de corrections depuis le printemps 2009, et aucune d'entre elles n'a eu raison de la tendance haussière. Mais nous faisons partie de ceux qui pensent qu'on ne peut faire abstraction de cet avertissement et du regain de nervosité qui l'a accompagné. Car certains éléments sont " différents " des corrections précédentes. Tout d'abord le constat que plusieurs secteurs qui ont beaucoup progressé ont été confrontés à un vent contraire pour la première fois, comme les valeurs biotechnologiques. En outre, nous observon...

Pouvons-nous oublier rapidement la forte correction de cet été ? Nous avons déjà eu notre lot de corrections depuis le printemps 2009, et aucune d'entre elles n'a eu raison de la tendance haussière. Mais nous faisons partie de ceux qui pensent qu'on ne peut faire abstraction de cet avertissement et du regain de nervosité qui l'a accompagné. Car certains éléments sont " différents " des corrections précédentes. Tout d'abord le constat que plusieurs secteurs qui ont beaucoup progressé ont été confrontés à un vent contraire pour la première fois, comme les valeurs biotechnologiques. En outre, nous observons un net repli de la " margin debt ", les achats d'actions à crédit. A première vue, c'est une évolution positive, car elle rend la Bourse nettement moins spéculative. Mais c'est aussi l'expression d'une confiance moins affirmée dans l'avenir des marchés d'actions. D'autant que ces achats à crédit jouent également un rôle dans l'offre et demande. Après avoir augmenté de 182 (avril 2009) à 505 milliards USD (juin 2015), la margin debt sur le New York Stock Exchange (NYSE) est retombée à 473 milliards USD depuis juillet. C'est généralement mauvais signe pour l'évolution des marchés. Ajoutez-y le fait indéniable que la hausse se restreint à un nombre de plus en plus réduit d'actions. L'indice Standard&Poor's 500 affiche certes un rendement légèrement négatif depuis le début de l'année, mais environ deux actions sur trois de l'indice s'échangent aujourd'hui à un cours inférieur à celui de la dernière séance de négociation de l'an dernier. Ce n'est donc sûrement pas le moment de prendre des risques sur la Bourse américaine. Comme nous l'avons évoqué déjà à plusieurs reprises ces dernières semaines, le risque pour les mois à venir ne réside pas dans l'impact qu'aurait une hausse des taux sur les Bourses, mais dans une croissance décevante, une éventuelle entrée en récession et donc des résultats d'entreprises (bien) en deçà des attentes. En ce sens, nous devrons être encore plus attentifs que de coutume aux différents chiffres que nous fourniront les entreprises. Saison des résultatsCe constat s'applique également aux résultats des entreprises de notre portefeuille modèle. La saison des résultats bat en effet son plein pour nos actions. Nous disposons déjà des chiffres de CMB, Suedzucker, Fagron et Syngenta (lire en pages 2-3). Cette semaine, ce sera le tour de Barco (21/10), Sipef (22/10), Umicore (22/10) et Vale (22/10). Mais le gros morceau est prévu pour la semaine prochaine, avec Tessenderlo, Peabody Energy et Vertex Pharmaceuticals le 27/10 et le triptyque LafargeHolcim, Volkswagen (!) et GlaxoSmithKline le 28/10. Ensuite, il y aura Solvay, First Quantum et Potash Corp. le 29/10 et enfin Ganger Rolf le 30/10. Pendant les vacances d'automne, nous aurons droit aux résultats de DSM et MDxHealth le 3/11, d'Adidas le 5/11 et d'ArcelorMittal le 6/11. Enfin, nous aurons encore PNE Wind le 9/11 et Cosan le 11/11, la série se clôturant avec deux valeurs biotech belges, Ablynx et Bone Therapeutics, le 18/11.