Il va de soi que la croissance du commerce mondial, du transport de conteneurs, etc., est également une évolution très bénéfique pour le secteur du dragage. Une activité où les plats pays sont d'ailleurs très performants. Avec Boskalis et Van Oord, les " Belges " de DEME et Jan De Nul sont ce qui se fait de mieux dans le secteur. Mais le primus inter pares reste le groupe néerlandais Boskalis (31 EUR; NYSE Euronext Amsterdam; ticker : BOKA; capitalisation boursière : 3,7 milliards EUR; code ISIN : NL0000852580) avec l'an dernier un chiffre d'affaires (CA) annuel de 3,1 milliards EUR réalisé par une flotte de plus de 1100 navires et autres engins qui opèrent dans le monde entier. Le dragage ou dredging est le coeur d'activité de l'entreprise de Papendrecht. On entend par là tous les travaux nécessaires po...

Il va de soi que la croissance du commerce mondial, du transport de conteneurs, etc., est également une évolution très bénéfique pour le secteur du dragage. Une activité où les plats pays sont d'ailleurs très performants. Avec Boskalis et Van Oord, les " Belges " de DEME et Jan De Nul sont ce qui se fait de mieux dans le secteur. Mais le primus inter pares reste le groupe néerlandais Boskalis (31 EUR; NYSE Euronext Amsterdam; ticker : BOKA; capitalisation boursière : 3,7 milliards EUR; code ISIN : NL0000852580) avec l'an dernier un chiffre d'affaires (CA) annuel de 3,1 milliards EUR réalisé par une flotte de plus de 1100 navires et autres engins qui opèrent dans le monde entier. Le dragage ou dredging est le coeur d'activité de l'entreprise de Papendrecht. On entend par là tous les travaux nécessaires pour évacuer la vase, le sable et d'autres couches de sédiments des fonds marins afin éventuellement de les exploiter ailleurs, par exemple pour gagner des terres. Outre la croissance du commerce mondial, la consommation croissante d'énergie, la croissance démographique et le changement climatique sont les quatre feuilles du trèfle de la hausse structurelle de la demande des services proposés par Boskalis. Pourtant, l'entreprise dont l'actionnaire de référence est HAL Investments (34% des actions) a décidé d'élargir son portefeuille d'activités et de diversifier davantage ses revenus ces dernières années. A la fin de l'an dernier, l'activité Dragage ne prenait plus que 42% du CA à son compte. Avec les acquisitions SMIT Internationale il y a plus de trois ans et Dockwise il y a moins d'un an - deux entreprises cotées en Bourse -, la diversification des activités dans les services s'est accélérée. Depuis l'acquisition de SMIT, Boskalis est désormais très présente dans l'assistance aux navires maritimes à l'entrée et à la sortie des ports, avec environ 200 remorqueurs à disposition. En outre, SMIT et donc désormais Boskalis, jouissent d'une réputation mondiale dans le domaine du sauvetage et de l'enlèvement d'épaves. Avec l'offre lancée sur Dockwise en novembre dernier, le groupe a décidé d'accélérer la croissance des services offshore. Dockwise est une entreprise spécialisée dans le déplacement de plateformes offshore extrêmement lourdes. L'opération a été financée par une augmentation de capital à 33 EUR par action au début de l'année. à l'époque, le cours fluctuait d'ailleurs sous ce niveau depuis plusieurs mois déjà. Car Boksalis n'a pas été un magnifique investissement ces dernières années. Avant la crise financière, l'action se négociait au-dessus de 40 EUR, un niveau qu'elle a presque retrouvé en 2011. Mais elle évolue depuis entre 25 et 35 EUR, malgré la croissance constante d'un CA passé de 2,2 milliards EUR en 2009 à 3,1 milliards l'an dernier et les 3,5 milliards EUR attendus cette année. Le bât blesse surtout au niveau de la rentabilité. Malgré la croissance du CA, le bénéfice stagne et s'établira sans doute aux environs de son niveau de 2009 (environ 2,5 EUR par action). Certes, il y a suffisamment de travail, comme en témoigne la nouvelle augmentation du carnet de commandes de 4,1 à 4,5 milliards EUR au cours des 6 premiers mois de l'année, mais la concurrence s'intensifie et les prix ne suivent pas l'augmentation des coûts. Conséquence : les marges s'effritent. Nous pensons cependant qu'elles devraient désormais se stabiliser et que le résultat va au moins suivre la croissance du CA à partir de l'an prochain. L'action a réagi positivement aux résultats semestriels légèrement supérieurs aux attentes et surtout à la confirmation des perspectives. Nous attendons à nouveau une croissance annuelle du CA et du bénéfice en direction des 3,25 EUR par action pour 2015. à 12,5 fois le bénéfice relativement faible de cette année, 11 fois celui de 2014 et 9,5 fois celui de 2015, la valorisation est à nouveau attrayante. Nous relevons l'avis à " digne d'achat " (1B). Après le rebond du cours consécutif à la publication des résultats, nous plaçons une limite d'achat plus basse pour le portefeuille-modèle.