Le recul du cours de Bone Therapeutics de 25% depuis fin janvier est inquiétant. D'autant plus que début novembre, après l'annonce de l'arrêt de l'étude de phase III consacrée au traitement de l'ostéonécrose avec le PREOB, il avait déjà dévissé, à sept euros. Si nous indiquions, fin 2018, que le manque de liquidités de l'entreprise allait peser sur l'action, nous n'envisagions pas un tel repli. Nous supposons qu'une poignée d'investisseurs ayant perdu patience ont été imités massivement. Av...

Le recul du cours de Bone Therapeutics de 25% depuis fin janvier est inquiétant. D'autant plus que début novembre, après l'annonce de l'arrêt de l'étude de phase III consacrée au traitement de l'ostéonécrose avec le PREOB, il avait déjà dévissé, à sept euros. Si nous indiquions, fin 2018, que le manque de liquidités de l'entreprise allait peser sur l'action, nous n'envisagions pas un tel repli. Nous supposons qu'une poignée d'investisseurs ayant perdu patience ont été imités massivement. Avec la trésorerie de 8,2 millions d'euros dont elle disposait au 31 décembre, nous estimions, et c'est toujours le cas, que Bone pourrait assurer la poursuite de ses activités durant les trois premiers trimestres de l'exercice 2019. Naturellement, l'entreprise n'a d'autre choix que de trouver du financement.L'évolution du cours ne pourrait contraster davantage avec les progrès réalisés sur le plan opérationnel ces 12 derniers mois. Pour en revenir au PREOB, l'échec est à relativiser : c'est moins l'efficacité de la molécule qui a posé problème que le fait que les patients ayant reçu un placebo ont réagi beaucoup mieux qu'attendu. L'ALLOB, molécule plus récente et allogénique, a une meilleure action sur la régénération de cellules osseuses que le PREOB, puisqu'en plus de créer un environnement qui stimule la croissance des cellules, elle régénère directement ces dernières. Pour cette autre molécule de Bone, le potentiel commercial est bien plus grand. En outre, le processus de production de la molécule a été optimisé. Bone a également en pipeline le JTA-004, un viscosupplément enrichi pour le traitement de l'arthrose du genou ; la molécule fera l'objet d'une étude de phase III fin 2019. Bone envisage des partenariats tant pour l'ALLOB que pour le JTA-004. Il n'est pas irréaliste de croire qu'un contrat au moins sera conclu cette année. Nous croyons toujours en Bone Therapeutics et sa thérapie cellulaire novatrice. Nous attendons avec impatience l'été pour connaître les résultats complets de l'étude de phase IIa sur l'ALLOB pour l'indication de fusion vertébrale. Nous profitons de la correction pour racheter des titres (rating 1C). Sans doute compléterons-nous notre position, dans le portefeuille modèle, lorsque la question du financement aura été clarifiée.