Nous attendions avec impatience les résultats de l'étude de phase IIa consacrée au traitement de la fusion lombaire avec l'ALLOB. Des résultats favorables sont cruciaux pour Bone Therapeutics, après l'arrêt inattendu, début novembre 2018, de l'étude de phase III testant le PREOB sur des patients atteints d'ostéonécrose. L'action a d'ailleurs perdu plus de la moitié de sa valeur depuis, et une déception avec l'ALLOB, le produit ostéoblastique allogénique (fabriqué à partir de cellules de moelle d'un donneur sain), aurait sans doute été lourdement sanctionnée. Heureusement, l'ALLOB n'a pas déçu.
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Nous attendions avec impatience les résultats de l'étude de phase IIa consacrée au traitement de la fusion lombaire avec l'ALLOB. Des résultats favorables sont cruciaux pour Bone Therapeutics, après l'arrêt inattendu, début novembre 2018, de l'étude de phase III testant le PREOB sur des patients atteints d'ostéonécrose. L'action a d'ailleurs perdu plus de la moitié de sa valeur depuis, et une déception avec l'ALLOB, le produit ostéoblastique allogénique (fabriqué à partir de cellules de moelle d'un donneur sain), aurait sans doute été lourdement sanctionnée. Heureusement, l'ALLOB n'a pas déçu. En septembre 2017 avaient été publiés les résultats intermédiaires de l'étude de phase IIa conduite sur un premier groupe de 15 patients, 12 mois après une opération de fusion de deux vertèbres lombaires ou plus. Chaque année, 500.000 arthrodèses sont réalisées en Europe, aux Etats-Unis et au Japon (avec un taux de croissance annuel de 5%) et jusqu'à 35% des patients souffrent toujours de douleurs un an plus tard. La procédure standard actuelle consiste à remplacer le disque intervertébral par une cage remplie de granules en biocéramique et d'os autologues extraits dans la hanche (une procédure très douloureuse), avec éventuellement l'administration, surtout aux Etats-Unis, d'hormones de croissance (BMP...) qui ne sont pas sans risque. Chez neuf patients sur 15, une fusion vertébrale avait été constatée après 12 mois, avec une amélioration du score d'invalidité (sur l'échelle d'Oswestry) de 55%. Après 24 mois, la fusion vertébrale était actée chez 13 patients (86,7%). Dans la deuxième cohorte, une fusion vertébrale avait déjà été diagnostiquée chez 13 patients après 12 mois. Ce résultat nettement meilleur résulte sans doute d'un dosage plus adéquat des granules en biocéramique. Au total, la fusion a donc réussi chez 22 patients sur 30 (73,3%) après 12 mois, avec une amélioration moyenne sur l'indice d'invalidité de 62,95% (de handicap grave à handicap fonctionnel bas). Les résultats sont également impressionnants s'agissant des critères secondaires: une immobilité des vertèbres chez tous les patients et une diminution des douleurs dans le dos (-67%) et les jambes (-75%) ont été constatées. Les paramètres de sécurité sont bons aussi. Le professeur Bronek, un éminent scientifique, qui n'était pas impliqué dans l'étude, croit dans le potentiel de l'ALLOB. Si Bone Therapeutics doit envisager la suite du processus avec les autorités, ces résultats apportent une deuxième preuve de concept pour l'ALLOB (après les fractures de la jambe avec retard de consolidation), qui ouvre la voie à des applications supplémentaires. La biotech wallonne a également annoncé la nomination de l'américaine Gloria Matthews, qui peut se targuer d'une vaste expérience de la thérapie cellulaire et de l'orthopédie, au poste d'administratrice indépendante, un choix qui inspire confiance. D'ici fin 2019, des demandes seront introduites à la fois en Europe et aux Etats-Unis pour le lancement d'une étude (phase II/III) évaluant l'efficacité de l'ALLOB sur des fractures tardant à guérir et d'une autre (phase III), au cours de laquelle le viscosupplément JTA-004 sera administré à des patients atteints d'arthrose dans le genou. L'action ne s'est pour autant pas redressée. L'absence de groupe de contrôle dans les petites études portant sur l'ALLOB (ils sont toutefois prévus pour les prochaines études de grande envergure) y est sans doute pour quelque chose. La trésorerie, peu abondante (elle sera suffisante jusqu'au 4e trimestre seulement), et l'obligation convertible arrivant à échéance en septembre 2019 continuent pour sûr de peser sur le cours. Nous sommes très satisfaits des résultats et attendons des informations sur le financement complémentaire. Nous étofferons notre position le moment venu. La valeur boursière est extrêmement faible pour une entreprise qui lancera deux études de phase III début 2020. Nous avons aujourd'hui pleinement confiance dans le potentiel et les chances de succès de Bone Therapeutics. Certes, il faudra faire preuve de patience. Nous recommandons toujours d'acheter le titre. Conseil: acheterRisque: élevéRating: 1CCours: 4,46 eurosTicker: BOTHE BBCode ISIN: BE0974280126 Marché: Euronext BruxellesCapit. boursière: 38,7 millions EURC/B 2018: -C/B attendu 2019: -Perf. cours sur 12 mois: -62%Perf. cours depuis le 01/01: +0%Rendement du dividende: -