Un an après l'IPO, nous revenons sur l'entreprise biotechnologique wallonne. Le spécialiste du développement de thérapies cellulaires osseuses pour la réparation et la prévention des fractures devrait connaître une actualité riche en 2016. Le pipeline est articulé autour de deux produits : le PREOB, un produit de thérapie cellulaire ostéoblastique (qui favorise la formation de cellules osseuses) autologue (fabriqué à partir de cellules souches de moelle osseuse du patient) et l'ALLOB, la version allogène, fabriquée à partir de cellules souches d'un donneur sain. Ces deux produits présentent l'énorme avantage de pouvoir être administrés directement dans la zone de la fracture, par simple injection, alors que les opérations actuelles sont souvent très invasives et impliquent une consolidation longue et incertaine. Les deux études les plus avancées sur le PREOB _...

Un an après l'IPO, nous revenons sur l'entreprise biotechnologique wallonne. Le spécialiste du développement de thérapies cellulaires osseuses pour la réparation et la prévention des fractures devrait connaître une actualité riche en 2016. Le pipeline est articulé autour de deux produits : le PREOB, un produit de thérapie cellulaire ostéoblastique (qui favorise la formation de cellules osseuses) autologue (fabriqué à partir de cellules souches de moelle osseuse du patient) et l'ALLOB, la version allogène, fabriquée à partir de cellules souches d'un donneur sain. Ces deux produits présentent l'énorme avantage de pouvoir être administrés directement dans la zone de la fracture, par simple injection, alors que les opérations actuelles sont souvent très invasives et impliquent une consolidation longue et incertaine. Les deux études les plus avancées sur le PREOB _ une étude de phase IIB/III sur 176patients qui ont des fractures non consolidées (non guéries après six mois ; 300.000patients par an), et une étude de phase III sur 130patients souffrant d'ostéonécrose (dégénérescence de l'articulation de la hanche ; 200.000patients) _ devraient faire doublement parler d'elles cette année. Nous aurons d'abord droit à un rapport intermédiaire sur le recrutement des patients au cours des mois à venir, et puis au lancement _ probable au 4e trimestre _ d'une étude de phase III aux États-Unis pour les deux indications _ un jalon important qui devrait donner un gros coup de pouce à la visibilité de cette technologie cellulaire différenciée unique. La troisième étude sur le PREOB est une étude de phase IIa sur 20patients atteints d'ostéoporose. Les résultats d'efficacité sur les huit premiers patients devraient être publiés au cours des mois à venir. Pour ce qui concerne l'étude de phase I/IIa avec l'ALLOB auprès de 32 patients souffrant de factures en retard de consolidation (non guéries après trois mois ; 1million de patients chaque année), les résultats d'efficacité pour le deuxième groupe de quatre patients (ceux du premier groupe de quatre patients, publiés l'an dernier, étaient déjà positifs) et les résultats de sécurité pour le troisième groupe de quatre patients devraient être publiés au cours des mois à venir. Il pourrait être mis un terme à l'étude plus tôt si les résultats d'efficacité sont positifs chez au moins 12 des 16 premiers patients. Une étude complémentaire de phase I/IIa a été lancée en janvier pour cette indication : pour la première fois, plusieurs doses d'ALLOB seront administrées à 12patients souffrant de multiples fractures avec retard de consolidation. Les deux dernières études cliniques sur l'ALLOB sont des essais de phase IIa auprès de patients qui doivent subir une opération de fusion vertébrale lombaire, ou pour lesquels une telle opération a échoué. On a appris au début du mois que 12 et 16 patients ont été traités sans problèmes de sécurité dans le cadre de la première étude, et des résultats d'efficacité positifs ont été publiés pour le premier patient cette semaine. Nous aurons droit aux résultats d'efficacité pour l'ensemble du premier groupe de quatre patients au cours des mois à venir, et pour le deuxième groupe de quatre patients d'ici fin 2016. Concernant la deuxième étude sur 16patients après une opération qui a échoué, les premiers résultats de sécurité (sur huit patients) et d'efficacité (quatre patients) sont attendus en 2016. Bone Therapeutics disposait fin décembre d'une trésorerie de 33,6millions EUR, de quoi tenir au moins deux ans. L'entreprise veut conserver aussi longtemps que possible tous les droits en Europe, à l'exception sans doute de l'ostéoporose, alors qu'elle recherchera un partenaire pour les États-Unis après le démarrage des premières études de phase III. ConclusionL'avance technologique de plusieurs années de Bone Therapeutics offre de nombreuses perspectives. La confirmation de son potentiel dépendra des résultats cliniques, et les nombreux résultats attendus en 2016 donneront déjà une grosse indication à cet égard. L'action n'a pas encore été découverte par le marché, mais en cas de résultats cliniques positifs, nous tablons sur une performance nettement supérieure à la moyenne du marché cette année. Tenez cependant compte du risque supérieur à la moyenne propre aux biotechnologies ! Conseil : digne d'achatRisque : élevéRating : 1C