L'action de la biotech wallonne déçoit encore. Deux éléments pourraient changer la donne: un partenariat et le démarrage d'études aux Etats-Unis. En septembre 2017, le titre a gagné plus de 20% à l'annonce d'un partenariat avec le japonais Asahi Kasei pour le PREOB, une thérapie cellulaire ostéoblastique autologue (fabriquée à partir de cellules de moelle osseuse du patient). Depuis l'arrêt inattendu de son développement en novembre 2018, Bone se concentre...

L'action de la biotech wallonne déçoit encore. Deux éléments pourraient changer la donne: un partenariat et le démarrage d'études aux Etats-Unis. En septembre 2017, le titre a gagné plus de 20% à l'annonce d'un partenariat avec le japonais Asahi Kasei pour le PREOB, une thérapie cellulaire ostéoblastique autologue (fabriquée à partir de cellules de moelle osseuse du patient). Depuis l'arrêt inattendu de son développement en novembre 2018, Bone se concentre sur l'ALLOB, son pendant allogénique (fabriqué à partir de cellules de moelle osseuse d'un donneur sain) et donc, commercialement beaucoup plus attrayant, et le JTA-004, une solution de protéines enrichie pour l'arthrose du genou. La capacité financière limitée, et notamment le frein des obligations convertibles, reste cependant un problème. Vu la faible capitalisation boursière (environ 26 millions d'euros), les 15 millions d'euros levés récemment - un tour de force - permettront à l'entreprise de tenir jusqu'au 2e trimestre de 2021. Le directeur Miguel Forte vise au deuxième semestre une levée de fonds limitée qui donnera de l'air un trimestre de plus à la biotech, jusqu'à la publication des résultats de l'étude de phase III en cours avec le JTA-004. Le recrutement des 676 patients devrait être achevé fin 2020.Au 2e semestre, Bone fixera le programme de développement du JTA-004 outre-Atlantique avec la FDA et devrait, sur la base des données européennes, pouvoir lancer directement une étude de phase II. La biotech cherche aussi un partenaire pour la commercialisation du JTA-004, dont le potentiel de marché cumulé pour les Etats-Unis et l'Europe est estimé à plusieurs centaines de millions d'euros.L'étude de phase IIb évaluant l'ALLOB sur les fractures tardant à guérir commencera au 2e semestre et le développement aux Etats-Unis sera discuté au 1er semestre de 2021. L'entreprise veut étendre le champ d'application de sa technologie de thérapie cellulaire, seule ou en partenariat.Vu la très faible valorisation de la société, qui dispose pourtant de deux produits en fin de programme clinique, une offre sur l'ensemble des activités n'est pas à exclure. Les deux, trois prochains semestres seront cruciaux pour Bone Therapeutics. Nous maintenons le conseil d'achat, avec un risque supérieur à la moyenne (rating 1C).