Effectivement, le marché a réagi positivement aux résultats du 3etrimestre du géant de la sidérurgie ArcelorMittal (12,40 EUR; ticker MT sur la Bourse d'Amsterdam; code ISIN : LU0323134006). Des résultats qui ne sont pas spectaculaires en soi, mais démontrent que le plancher du cycle conjoncturel est sans doute passé. Cette réaction positive du marché est surtout la conséquence des déclarations du CEO Lakshmi Mittal, qui a affirmé être prudemment positif pour 2014 en raison de l'amélioration des indicateurs économiques. En août, Arcelor avait déçu en revoyant à la baisse ses prévisions de cash-flows opérationnels (EBITDA) pour 2013 de 7,1 à 6,5 milliards USD. à titre de comparaison : l'EBITDA s'élevait encore à 8,53 milliards USD en 2010, pour atteindre 10,12 milliards USD en 2011 et retomber l'an dernier à 7,68 milliards USD. Au 3e trimestre, Arcelor a réalisé un EBITDA de 1,71 milliard USD, un gain marginal de 0,8% par rapport au 2e trimestre, mais un bond de 18,5% - et même ...

Effectivement, le marché a réagi positivement aux résultats du 3etrimestre du géant de la sidérurgie ArcelorMittal (12,40 EUR; ticker MT sur la Bourse d'Amsterdam; code ISIN : LU0323134006). Des résultats qui ne sont pas spectaculaires en soi, mais démontrent que le plancher du cycle conjoncturel est sans doute passé. Cette réaction positive du marché est surtout la conséquence des déclarations du CEO Lakshmi Mittal, qui a affirmé être prudemment positif pour 2014 en raison de l'amélioration des indicateurs économiques. En août, Arcelor avait déçu en revoyant à la baisse ses prévisions de cash-flows opérationnels (EBITDA) pour 2013 de 7,1 à 6,5 milliards USD. à titre de comparaison : l'EBITDA s'élevait encore à 8,53 milliards USD en 2010, pour atteindre 10,12 milliards USD en 2011 et retomber l'an dernier à 7,68 milliards USD. Au 3e trimestre, Arcelor a réalisé un EBITDA de 1,71 milliard USD, un gain marginal de 0,8% par rapport au 2e trimestre, mais un bond de 18,5% - et même de 24% pour les cash-flows sous-jacents - par rapport au 3e trimestre 2012. Après neuf mois, l'EBITDA s'élève à 4,98 milliards USD contre 6,12 milliards USD l'an dernier. La révision à la baisse de l'objectif annuel - un EBITDA de moins de 6,5 milliards USD - a été confirmée. L'EBITDA par tonne a progressé à 81 USD au 3e trimestre, contre 80 USD la tonne au 2e trimestre et 73 USD la tonne - un plancher absolu - au 3e trimestre 2012. L'endettement net s'élevait à 17,8 milliards USD fin septembre. Le groupe nourrit toujours l'ambition de réduire son endettement net à 15 milliards USD à moyen terme (17 milliards USD fin 2013). En attendant, le dividende ne sera pas relevé. Le sentiment des analystes et investisseurs concernant ArcelorMittal est clairement en train de s'améliorer. Dans la mesure où de nouveaux investissements continuent à affluer vers les Bourses européennes et où Arcelor poursuit son redressement, l'entreprise cyclique, restée très en retrait des marchés, est candidate à une remontée en Bourse. Cependant, nous ne courrions pas après la hausse du cours. Pour l'instant, nous maintenons l'avis " à conserver/attendre " (3C). Mais nous restons à l'affût et relèverons l'avis au moindre signe d'affaiblissement. Kivalliq Energy ne parvient pas à remonter la pente en Bourse. Pouvez-vous faire le point sur l'entreprise ? Cette année n'a clairement pas été l'année des matières premières, et pas davantage celle du secteur de l'uranium, déjà lourdement sanctionné. Pour l'entreprise d'exploration d'uranium Kivalliq Energy (0,19 CAD; ticker KIV sur la Bourse de Toronto; capitalisation boursière : 36 millions CAD; code ISIN : CA49834A1066), ce n'est absolument pas le scénario rêvé. Ces trois dernières années, Kivalliq a accumulé les succès dans l'exploration du projet prometteur d'Angilak, dans la province minière canadienne de Nunavit. Depuis 2008, l'entreprise a injecté 54 millions CAD dans l'exploration de cette zone. Après une très bonne année 2012, le groupe a annoncé en janvier que la découverte des gisements de " J4 " et "Ray" avait porté les réserves de 27,1 à 43,3 millions de livres (lbs; à peu près 0,5 kilo) de concentré d'uranium à 0,69% (un taux très élevé) en moyenne. Initialement, l'ambition était d'exécuter un nouveau programme de forage étendu cette année, d'un coût de 15,5 millions CAD. Vu la faiblesse du cours boursier, l'actionnaire de référence Lumina Capital (Ross Beaty; 16,63% du capital) n'a cependant pas voulu souscrire à l'augmentation de capital nécessaire. Personne ne doute que les 50 millions de livres de réserves visées sont largement présentes dans la zone du Lac Cinquante. C'est pourquoi Beaty attend une hausse des cours de l'uranium et donc de l'action Kivalliq avant d'investir des capitaux frais. Le compromis trouvé prévoit un placement privé limité à 15 millions d'actions nouvelles à 0,30 CAD par action, ce qui représente une dilution de 16%. Kivalliq a également annoncé le rachat de la " Baker Basin Property " à Pacific Ridge Exploration. Il s'agit d'une zone d'exploration prometteuse dans la province de Nunavit, 200 km au nord-est d'Angilak. Plusieurs zones présentant d'importantes réserves d'uranium y ont été découvertes entre 2006 et 2008, et Kivalliq projette de les explorer au cours des années à venir.Malgré Fukushima, 69 nouveaux réacteurs sont actuellement en construction dans le monde et 487 réacteurs supplémentaires sont programmés ou à l'étude. Selon les estimations, la demande d'uranium devrait augmenter de 75% d'ici à 2035. Le cours extrêmement bas de l'uranium met en péril le futur équilibre entre l'offre et la demande. Pour Kivalliq, il est crucial d'éviter de fortes augmentations de capital au cours actuel, beaucoup trop bas. A 0,8 USD à peine la livre de réservées prouvées, nous trouvons que le cours a été trop lourdement sanctionné et nous relevons le conseil à " digne d'achat " (1C). Il sera cependant indispensable de faire preuve de patience !