On reproche souvent à la Bourse bruxelloise de manquer de diversité. Ces dernières années par ailleurs, les entreprises qui ont choisi de sortir des listes de cotation sont plus nombreuses que celles qui ont opté pour l'introduction en Bourse. La sortie d'entreprises telles que DuvelMoortgat et Omega Pharma est regrettable à plus d'un égard. Dès lors, le fait qu'une société comme Ontex revienne en Bourse ne peut être qu'applaudi. En outre, il y a encore assez de groupes qui ont une taille suffisante, et sont idéalement positionnés dans leur secteur pour être une valeur ajoutée pour la Bourse bruxelloise.
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On reproche souvent à la Bourse bruxelloise de manquer de diversité. Ces dernières années par ailleurs, les entreprises qui ont choisi de sortir des listes de cotation sont plus nombreuses que celles qui ont opté pour l'introduction en Bourse. La sortie d'entreprises telles que DuvelMoortgat et Omega Pharma est regrettable à plus d'un égard. Dès lors, le fait qu'une société comme Ontex revienne en Bourse ne peut être qu'applaudi. En outre, il y a encore assez de groupes qui ont une taille suffisante, et sont idéalement positionnés dans leur secteur pour être une valeur ajoutée pour la Bourse bruxelloise.Un exemple ? Etex Group. Ce groupe industriel belge est spécialisé dans la production et la vente de matériaux de construction. La société existe depuis plus d'un siècle, initialement sous l'enseigne Eternit, puis sous le nom Etex, pendant sa phase d'internationalisation au milieu des années 1990. Aujourd'hui, le groupe est un leader mondial, présent aux quatre coins de la planète (dans 45 pays) avec 104 entreprises différentes, 119 usines, plus de 17.000 collaborateurs et un chiffre d'affaires annuel supérieur à 3 milliards EUR. Ce chiffre d'affaires est réalisé dans quatre segments : recouvrement de façades et constructions en fibre-ciment et plâtre, recouvrement de toiture, sécurité anti-incendie passive et isolation haute performance, ainsi que carrelages en céramique.Enchères publiquesPendant la difficile année 2013, Etex Group est parvenu à limiter les dégâts en renforçant sa croissance dans les pays émergents tout en continuant de générer de solides cash-flows sur les marchés européens, matures. Son chiffre d'affaires a fléchi de 3,9% (seulement 1,6% à taux de change constants), à 3,05 milliards EUR, son cash-flow opérationnel récurrent (hors éléments exceptionnels - REBITDA) a reflué de 7,9% et son bénéfice opérationnel récurrent de 12,8%. Son bénéfice net est ressorti à 129 millions EUR.Il est tout à fait possible d'obtenir des actions d'Etex Group, même pour l'investisseur particulier. Possible, mais pas simple, car cela implique de participer à une enchère publique. Les enchères sont organisées tous les mardis mais les ordres doivent être passés la semaine précédente. Ceci étant, une mise peut en valoir la peine. Sur base d'un cours (le plus récent) de 11,25 EUR et de 82,84 millions d'actions, nous obtenons une capitalisation boursière de 930 millions EUR. Si nous comparons ce chiffre avec ceux de Lafarge, par exemple, la différence de valorisation est considérable. Etex est ainsi valorisé à moins de 2,5 fois le REBITDA 2013, contre plus de 5 fois chez Lafarge, même s'il faut reconnaître que les marges de ce dernier sont plus élevées. Lafarge s'échange à 1,2 fois son chiffre d'affaires, Etex seulement 0,3 fois... N'oublions pas qu'en 2011, Etex Group a racheté les activités de plâtre de Lafarge pour 1,4 milliard USD ou 1 milliard EUR, soit plus que la capitalisation boursière actuelle. La valeur est clairement réservée aux investisseurs de long terme. Accumulez la position progressivement et ne travaillez qu'avec des limites.