Les choses sont enfin claires: Boris Johnson, le flamboyant Premier ministre conservateur, a remporté la majorité absolue aux récentes élections législatives. Eurosceptique convaincu, il veut, et va, faire sortir le plus rapidement possible le Royaume-Uni de l'Union. On évoque actuellement la date du 31 janvier 2020.
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Les choses sont enfin claires: Boris Johnson, le flamboyant Premier ministre conservateur, a remporté la majorité absolue aux récentes élections législatives. Eurosceptique convaincu, il veut, et va, faire sortir le plus rapidement possible le Royaume-Uni de l'Union. On évoque actuellement la date du 31 janvier 2020.Les incertitudes liées au Brexit ont longtemps pesé sur l'économie britannique, dont la croissance a sans surprise commencé à s'essouffler cette année. A présent que la perspective d'une sortie brutale est évitée, la banque centrale table sur une croissance de 1,3%. La dette publique est inférieure à 85% du produit intérieur brut; ce n'est pas négligeable, mais c'est bien mieux que dans les Etats voisins. Le chômage est limité (3,9%) et la pression fiscale, relativement faible; enfin, l'inflation ne dépasse pas 1,50%, ce qui est historiquement bas.La sortie des Britanniques de l'Union européenne marquera le début d'une période de transition, qui durera jusque fin 2020 et pendant laquelle tout restera en l'état: les entreprises auront donc le temps de se préparer à l'arrivée, l'année suivante, des nouvelles réglementations. La libre circulation des personnes et des biens restant garantie, les douanes n'auront pas à contrôler les marchandises britanniques. Pour la suite, c'est l'inconnu: tout dépendra des résultats des négociations. L'ampleur des dégâts sur l'économie ne devrait sans doute pas être mesurable avant le deuxième semestre de 2020.La livre sterling (GBP) se porte extrêmement bien, puisqu'elle s'échange aujourd'hui à son plus haut niveau depuis trois ans. Mais même si les incertitudes se sont dissipées, le Brexit n'est pas une bonne nouvelle pour l'économie britannique. Evitons dès lors de courir derrière la devise: une correction, dans le courant de 2020, fait assurément partie des scénarios envisageables.