Ce début d'année est marqué par plusieurs transactions importantes dans les secteurs biotech et pharma. L'offre de Bristol-Myers sur Celgene a défrayé la chronique. Elle est pertinente pour d'autres acteurs également, dont Gilead Sciences, qui ne serait pas opposé à ce qu'un géant l'aide à résoudre ses problèmes de pipeline. Gilead aura deux possibilités en 2019: manger ou être mangé. Voilà un défi de taille pour Daniel O' Day, qui prendra ses fonctions le 1/3 et dev...

Ce début d'année est marqué par plusieurs transactions importantes dans les secteurs biotech et pharma. L'offre de Bristol-Myers sur Celgene a défrayé la chronique. Elle est pertinente pour d'autres acteurs également, dont Gilead Sciences, qui ne serait pas opposé à ce qu'un géant l'aide à résoudre ses problèmes de pipeline. Gilead aura deux possibilités en 2019: manger ou être mangé. Voilà un défi de taille pour Daniel O' Day, qui prendra ses fonctions le 1/3 et devra rapidement définir la nouvelle stratégie de croissance. Des acquisitions pourraient être envisagées; un candidat tout trouvé serait, selon nous, Galapagos. Gilead est leader sur le marché des médicaments contre le HIV et l'hépatite C. Il se concentre sur la recherche consacrée à d'autres maladies infectieuses encore, comme l'hépatite B et le NASH (maladie du foie). Les ventes des inhibiteurs du HIV les plus récents évoluent bien - heureusement, car GSK est un concurrent redoutable et les brevets sur les médicaments plus anciens arrivent à échéance. Les prix des médicaments contre l'hépatite C subissent une forte pression. Il faut donc trouver très vite de nouveaux blockbusters, au niveau du NASH, peut-être. Ou encore, de la leucémie - c'est d'ailleurs dans ce but que Gilead a racheté Kite Pharmaceuticals, pionnière des cellules CAR-T, pour près de 12 milliards USD. L'action Gilead déçoit. Elle est actuellement de 14% inférieure à ce qu'elle était il y a cinq ans. Mais tout n'est pas perdu. Le nouveau CEO pourrait faire souffler un vent nouveau. Gilead pourrait en outre éveiller l'intérêt d'autres intervenants, ce qui permettrait au titre de se relever rapidement et sensiblement. Nous misons donc à la hausse, au moyen d'un call acheté et d'un put émis. juin au prix d'ex. de 70 USD à 6,40 USDLe put émis rend tout investissement direct superflu. Nous percevrons au contraire 6,40 USD (x 100) par contrat émis. Si le cours remonte légèrement, à 70 USD, nous empocherons la prime. Dans le cas contraire, nous devrons peut-être acquérir les actions, au prix de 63,60 USD l'unité (70 - 6,40).août au prix d'ex. de 72,50 USDà 4 USDL'achat du call a un prix, mais le gain potentiel est illimité. Si le cours prend de la hauteur, par exemple vers les 120 USD, comme en juin 2015, le call vaudra au moins 50 USD. S'il baisse, il pourra tomber à zéro, mais jamais plus bas.