La semaine dernière, nous avons actualisé notre stratégie et livré une explication globale de notre approche du portefeuille. Cette fois, nous nous penchons plus en avant sur le thème de l'agriculture. Sur fond de prospérité grandissante, d'amélioration des conditions d'hygiène et aussi surtout d'évolution spectaculaire de la médecine, la population mondiale traverse actuellement une phase de croissance accélérée. Entre 1900 et 2000, celle-ci a connu une explosion, à environ 6 milliards d'âmes, soit une multiplication par presque quatre en à peine un siècle ! La plupart des modèles anticipent une augmentation à environ 9 milliards d'habitants de...

La semaine dernière, nous avons actualisé notre stratégie et livré une explication globale de notre approche du portefeuille. Cette fois, nous nous penchons plus en avant sur le thème de l'agriculture. Sur fond de prospérité grandissante, d'amélioration des conditions d'hygiène et aussi surtout d'évolution spectaculaire de la médecine, la population mondiale traverse actuellement une phase de croissance accélérée. Entre 1900 et 2000, celle-ci a connu une explosion, à environ 6 milliards d'âmes, soit une multiplication par presque quatre en à peine un siècle ! La plupart des modèles anticipent une augmentation à environ 9 milliards d'habitants de la Terre à l'horizon 2050. Cette croissance explosive pose moult défis au secteur agricole. On estime en effet qu'actuellement, 800 à 900 millions de personnes, soit 12% de la population mondiale, souffrent de la faim. Par ailleurs, deux milliards de bouches supplémentaires devront être nourries d'ici à 2050. La production alimentaire devra donc augmenter de 70% pour parvenir à nourrir la population du monde. Ce " défi " est compliqué par la pression exercée sur l'utilisation des terres arables d'une part, et l'urbanisation galopante d'autre part. Ce dernier phénomène se traduit par un changement d'habitudes alimentaires, avec un plus grand besoin de variation, vers la viande, les fruits et légumes, etc.Aucune contributionLe secteur agricole a donc un bel avenir devant lui. Ces dernières années ont cependant démontré que cette croissance ne donnait pas lieu à des évolutions de cours linéaires. On note d'abord les fluctuations dans les récoltes, dues à des variations climatiques importantes, ce qui n'est pas sans impact - temporaire mais énorme - sur les prix des produits agricoles. A leur tour, ceux-ci déterminent les cours de Bourse des valeurs du secteur. En 2014 pourtant, le secteur agricole ne se comporte pas particulièrement positivement. Les actions du secteur n'ont dès lors pas contribué à la (bonne) performance du portefeuille cette année. La participation vendue dans CF Industries est le seul succès de cette année dans le segment du portefeuille consacré à cette activité. Asian Citrus est un cas à part, et est du reste depuis peu de temps en portefeuille ; il recèle un appréciable potentiel à (plus) long terme et présente une valorisation très faible, mais aussi un risque supérieur à la moyenne. Quant aux valeurs " classiques " dont Deere&Company (malgré une valorisation très faible), Nutreco (échec de la vente espérée des activités de viande en Espagne) et Syngenta (un long hiver rigoureux en Amérique du Nord), leurs cours est inférieur à celui du début d'année. Seul Tessenderlo Group, qui opère un turn-around, s'est bien comporté cette année (environ 20% de hausse de cours).Nous continuons de suivre ces entreprises, même si nous n'en espérons pas une évolution de cours extraordinaire à court terme, compte tenu du niveau actuellement faible des prix du maïs et de l'huile de palme, notamment. Dans notre Flash, nous vous présentons Wilmar International, une nouvelle valeur du secteur, dont le cours a connu lui aussi des temps meilleurs. L'action est cependant très bon marché pour l'instant. Wilmar est donc notre favori en Sélection, dans le thème Agriculture.