Le 13 juillet, plus de deux ans après la conclusion d'un accord de règlement transactionnel entre Ageas, l'héritière juridique de Fortis, et plusieurs groupes de défense des intérêts d'anciens actionnaires de Fortis, la cour d'appel d'Amsterdam l'a déclaré contraignant. Il s'agit de sa deuxième version, la cour ayant imposé l'an dernier que la précédente soit adaptée. Un montant total de 1,3 milliard d'euros sera réparti entre les actionnaires. Ils se verront octroyer une même indemnité de base, qu'ils se soien...

Le 13 juillet, plus de deux ans après la conclusion d'un accord de règlement transactionnel entre Ageas, l'héritière juridique de Fortis, et plusieurs groupes de défense des intérêts d'anciens actionnaires de Fortis, la cour d'appel d'Amsterdam l'a déclaré contraignant. Il s'agit de sa deuxième version, la cour ayant imposé l'an dernier que la précédente soit adaptée. Un montant total de 1,3 milliard d'euros sera réparti entre les actionnaires. Ils se verront octroyer une même indemnité de base, qu'ils se soient joints ou non à une action collective ou association de plaignants. La somme variera en fonction du nombre d'actions qu'ils détenaient (compensation moindre) ou ont achetées (compensation plus importante) durant trois périodes de 2007/2008. Une somme de 950 euros au maximum leur sera versée en sus s'ils détenaient des titres pendant la période comprise entre le 28 février 2007 et le 14 octobre 2008. Enfin, les actionnaires qui se sont associés à une procédure judiciaire en Belgique ou aux Pays-Bas avant le 24 mars 2017 bénéficieront d'un dédommagement supplémentaire. Un formulaire de demande d'indemnisation est disponible depuis le 27 juillet sur le site www.forsettlement.com. En le remplissant, l'actionnaire renonce définitivement à toute autre procédure juridique contre Ageas relative au passé de Fortis. Il dispose d'un an pour déposer sa demande, mais s'il le fait avant le 31 décembre 2018, il s'assure de percevoir 70% de l'indemnisation proposée sur le site, lequel offre un outil de calcul. L'action s'est bien comportée ces derniers mois, notamment grâce au programme de rachat d'actions propres. La rumeur d'une possible acquisition de l'assureur belge par le conglomérat chinois Fosun (qui détient 3% de ses parts), laquelle court depuis que la transaction a été dite contraignante, a fait bondir le titre Ageas de plus de 5%, à plus de 45 euros, son plus haut niveau depuis 2008. Il reste à voir si Fosun fera effectivement une offre. L'essentiel à présent est qu'Ageas puisse se concentrer pleinement sur son activité d'assurance. Début juillet, on a appris que la banque BNP Paribas Fortis n'exercerait pas l'option de vente de sa part de 25% plus une action qu'elle détient dans AG Insurance. Elle en avait le droit jusqu'au terme du premier semestre de cette année. La banque a en outre prolongé le contrat de distribution avec l'assureur. Malgré la hausse du cours de ces derniers mois, la valorisation d'Ageas est raisonnable, compte tenu également de la levée des incertitudes. Nous maintenons notre recommandation " conserver " (2B).