Malgré le contexte économique toujours difficile, Vranken-Pommery Monopole, le numéro deux sur le marché du champagne derrière la chaîne de produits de luxe LVMH, a publié des résultats très honorables en 2014. Après un repli du marché du champagne de 5% en 2012 et de 1,5% en 2013, on note à nouveau une croissance en 2014, en l'occurrence de 0,7%. La France, son marché domestique, a cependant encore décéléré de 3%. Les champagnes de Vranken-Pommery, avec les grandes marques Vranken, Pommery, Charles Lafitte et Heidsieck&Co, ont réalisé l'an dernier une croissance de leur chiffre d'affaires (CA) de 0,5%, à 238,6 millions EUR. Après 9 mois, la hausse ressortait encore à 5,3%, mais le 4etrimestre, traditionnellement i...

Malgré le contexte économique toujours difficile, Vranken-Pommery Monopole, le numéro deux sur le marché du champagne derrière la chaîne de produits de luxe LVMH, a publié des résultats très honorables en 2014. Après un repli du marché du champagne de 5% en 2012 et de 1,5% en 2013, on note à nouveau une croissance en 2014, en l'occurrence de 0,7%. La France, son marché domestique, a cependant encore décéléré de 3%. Les champagnes de Vranken-Pommery, avec les grandes marques Vranken, Pommery, Charles Lafitte et Heidsieck&Co, ont réalisé l'an dernier une croissance de leur chiffre d'affaires (CA) de 0,5%, à 238,6 millions EUR. Après 9 mois, la hausse ressortait encore à 5,3%, mais le 4etrimestre, traditionnellement important, a été plutôt décevant (-4,3%), ce qui est imputable à la stratégie définie en 2013 consistant à accorder la priorité à la création de valeur plutôt qu'aux volumes. Sur base annuelle, on note une baisse du volume d'affaires de 1,6 million EUR, qui fut cependant largement compensée (+2,7 millions EUR de CA) par l'amélioration du mix prix. Les marques Pommery et Heidsieck & Co, surtout, se sont bien comportées. En France, le CA s'est replié de 1,6%, mais les marchés internationaux ont réalisé une hausse de 2,9% de leur CA (+2,3% en 2013). En Europe, les volumes se sont accrus de 3,9%, grâce surtout à une dynamique intéressante en Allemagne et, dans une moindre mesure, au Royaume-Uni. Les pays du Benelux ont connu un léger repli. Le département Vins rosés a réalisé une très bonne année 2014, marquée par une hausse du CA de 5,2%, à 53 millions EUR. Sans considérer l'impact de la scission depuis le 1erjuillet 2014 des activités de Négoce Listel à Listel SA - un partenariat 50-50 entre le groupe et le grand groupe viticole français Castel -, le CA s'est amélioré de 5,9% (+5,7% après 9 mois). Au niveau international, l'accent est placé sur les pays anglo-saxons, les USA en tête (CA: +20%). Le CA s'est replié de 16,9 millions EUR en réaction à la scission de Listel SA, mais d'autre part, l'accord de livraison avec Listel SA a fourni 16,5 millions EUR de CA supplémentaire. Listel SA ambitionne de faire croître plus sensiblement Listel et les vins rosés réputés Billette de Vranken, au travers des excellents canaux de distribution de Castel - surtout en Chine, en Russie et en Afrique. La division portugaise, avec la vente des vins Porto (Rozès) et des vins Douro (Terras do Grifo), a connu - malgré un moins bon 4etrimestre (-25,6%) - une croissance de 17,1%. Le CA du groupe s'est amélioré de 2,5%, à 322,9 millions EUR. Une plus-value de 22,4 millions EUR réalisée sur la scission de Négoce Listel a contribué à une hausse du résultat opérationnel (EBIT) de 16,9 millions EUR, à 49,5 millions EUR. Le résultat opérationnel récurrent (REBIT) est ressorti à 31 millions EUR, ce qui suppose une baisse de la marge de REBIT à 9,6%, contre 10,6% en 2013. Le bénéfice net a augmenté de manière spectaculaire grâce à la scission de Listel, de 8 à 27,1 millions EUR. Quant à la position d'endettement nette, elle continue de s'alléger de manière constante, à 618 millions EUR fin décembre 2014. Le dividende brut a été relevé de 25%, à 1 EUR par action, ce qui représente un rendement brut de 3,7%.ConclusionLa stratégie plaçant l'accent sur la création de valeur, la cession d'actifs non stratégiques et l'allègement de la dette, porte peu à peu ses fruits. Malgré la hausse marquée, l'action est toujours bon marché, à 0,65 fois à peine la valeur comptable. La charge totale de dette est couverte par les réserves de bouteilles.Conseil: digne d'achatRisque: moyenRating: 1B