Pour profiter de la crise et acheter Vestas Wind à bon compte, il fallait se lever tôt: le titre a d'ores et déjà atteint de nouveaux records. Ce qui, au vu des perspectives à long terme dont peut se prévaloir le leader mondial de l'éolien, n'a rien de surprenant. La lutte contre le changement climatique et la demande croissante d'énergies renouvelables devraient doper ses ventes et ses profits pendant de longues années encore. Le carnet de commandes a atteint au 1er trimestre le chiffre record de 34 milliards d'euros (+ 20% environ en glissement annuel). Les commandes continuent d'affluer, bien qu'une grande partie de la demande provienne des pays émergents, durement touchés par la crise.
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Pour profiter de la crise et acheter Vestas Wind à bon compte, il fallait se lever tôt: le titre a d'ores et déjà atteint de nouveaux records. Ce qui, au vu des perspectives à long terme dont peut se prévaloir le leader mondial de l'éolien, n'a rien de surprenant. La lutte contre le changement climatique et la demande croissante d'énergies renouvelables devraient doper ses ventes et ses profits pendant de longues années encore. Le carnet de commandes a atteint au 1er trimestre le chiffre record de 34 milliards d'euros (+ 20% environ en glissement annuel). Les commandes continuent d'affluer, bien qu'une grande partie de la demande provienne des pays émergents, durement touchés par la crise.Vestas Wind n'étant toutefois pas épargné, lui non plus, par les circonstances, il a annulé ses prévisions pour cette année. Un chiffre d'affaires (CA) de 14 à 15 milliards d'euros, assorti d'une marge de 7% à 9% au niveau du résultat opérationnel récurrent, reste possible, mais pas garanti. Peu importe pour l'investisseur, qui vise déjà un horizon plus lointain, à telle enseigne que la valorisation atteint 28 fois environ le bénéfice escompté pour 2020. C'est cher, même pour un numéro 1 mondial aux perspectives de croissance intéressantes. Il y a déjà eu de meilleures occasions d'acheter l'action.Le danois ne commence du reste pas l'année en beauté. Si ses ventes ont bondi de 7%, il achève le 1er trimestre dans le rouge. Les projets à faible marge ont été nombreux et les problèmes logistiques ont eu un coût. Régler les nouvelles turbines pour qu'elles fonctionnent au maximum de leurs possibilités et soigner leurs maladies d'enfance coûte de l'argent, or les projets se sont multipliés. Le 1er trimestre a toujours été moins bon mais là, Vestas Wind va devoir mettre les bouchées doubles s'il veut réaliser les marges escomptées sur les ventes. Le prix des nouveaux projets n'a toujours pas augmenté; il s'est élevé à 0,77 million d'euros par mégawatt au 1er trimestre, soit un niveau à peu près inchangé en un an. Le groupe optimise et simplifie sa gamme de produits, ce qui lui permettra également d'économiser sur les investissements; cette mesure s'accompagne de 400 licenciements et d'une dépense de restructuration exceptionnelle de 70 millions d'euros.La maintenance de ses propres turbines et de celles de tiers est, en revanche, extrêmement rentable. Cette année, la marge, sur un CA appelé à progresser de 12%, devrait être supérieure à 25%. Les contrats de maintenance représentent désormais plus de la moitié du bénéfice opérationnel et améliorent la prévisibilité des résultats. L'augmentation des bénéfices du groupe viendra d'ailleurs, ces prochaines années, de l'étoffement du portefeuille de ces contrats.Vestas Wind dispose d'une autre arme encore pour traverser la crise: son bilan. Sa trésorerie nette s'établit à 2 milliards d'euros et il pourra au besoin solliciter pour 1,5 milliard d'euros de lignes de crédit. Ce qui devrait lui permettre de jouer un rôle de premier plan, si le marché venait à se consolider autour des acteurs les plus puissants.Les résultats restent marqués par la stabilité des prix finaux et par la hausse des coûts. Les contrats de maintenance assurent une base de plus en plus large de bénéfices prévisibles. L'investisseur regardant au-delà des répercussions, somme toute limitées, de la crise sanitaire, la valorisation est passée à 28 fois le bénéfice escompté pour 2020. En attendant que de meilleures opportunités d'entrée se présentent, nous continuons à conseiller de conserver le titre. Conseil: conserverRisque: moyenRating: 2BCours: 97,8 eurosTicker: VWSCode ISIN: DU300609Marché: XetraCapit. boursière: 19 milliards EURC/B 2019: 19C/B attendu 2020: 28Perf. cours sur 12 mois: +30%Perf. cours depuis le 01/01: +11%Rendement du dividende: 1,1%