En termes de communiqués de presse, le spécialiste français des centrales hydroélectriques de plus petite taille sort d'une année record. Une confirmation que le développement du portefeuille est passé à la vitesse supérieure. Surtout en Inde, où la situation évolue très favorablement pour les trois projets dans l'État de l'Arunachal Pradesh : Heo (240 mégawatts ; MW), Tato 1 (186 MW) et Pauk (145 MW). Ces grands projets sont en cours de développement depuis 2007, mais la réelle percée n'est intervenue qu'avec l'élection début 2014 du nouveau Premier ministre indien Modi qui a décidé de s'attaquer au déficit des infrastructures et équipements énergétiques ...

En termes de communiqués de presse, le spécialiste français des centrales hydroélectriques de plus petite taille sort d'une année record. Une confirmation que le développement du portefeuille est passé à la vitesse supérieure. Surtout en Inde, où la situation évolue très favorablement pour les trois projets dans l'État de l'Arunachal Pradesh : Heo (240 mégawatts ; MW), Tato 1 (186 MW) et Pauk (145 MW). Ces grands projets sont en cours de développement depuis 2007, mais la réelle percée n'est intervenue qu'avec l'élection début 2014 du nouveau Premier ministre indien Modi qui a décidé de s'attaquer au déficit des infrastructures et équipements énergétiques de son gigantesque pays. En avril, les trois projets précités ont reçu leur licence environnementale. Début décembre, les Français ont reçu la licence proprement dite, après que la première partie du permis de déboisement a été accordée fin octobre. La deuxième partie du permis sera délivrée quand une série de conditions auront été remplies, principalement en matière de reboisement, et permettra à Velcan de disposer de terrains. Pour Tato 1 et Heo, les demandes d'approbation technico-économique (rapport détaillé sur le projet) ont été introduites en mai et juillet 2013. Le feu vert a été enfin donné en juillet (Heo) et novembre (Tato 1). La construction des deux centrales durera 50 mois, coûtera 250 millions USD (Heo) et 230 millions USD (Tato 1), et générera un chiffre d'affaires annuel de 51 millions USD (Heo) et 46 millions USD (Tato 1). C'est sur ces bases que Velcan a entamé des négociations sur un Power Purchase Agreement (contrat de vente de l'électricité produite) et les modalités de financement. L'objectif est de finaliser le tout dans le courant de l'année 2016. Pour le troisième projet indien, Pauk, la demande d'autorisation technico-économique doit encore être introduite. Nous considérons la nomination du très expérimenté Ian McAlister comme directeur technique comme un signal fort : la construction d'une ou plusieurs centrales va enfin commencer. À l'automne, Velcan a vendu deux projets (93 MW au total, participation propre : 70 MW) au Laos pour 7 millions USD, ce qui engendrera une plus-value pour l'exercice 2015. Les préparatifs de la construction du projet Suka Rame (7 MW) en Indonésie ont commencé en septembre. À partir de début de 2018 (démarrage commercial), ce projet doit générer 4 millions USD de cash-flows opérationnels (EBITDA) durant les huit premières années, puis 2,5 millions USD pendant douze ans. Un autre projet important est Meurebo (2,59 MW) en Indonésie. La seule centrale active, Rodeio Bonito, au Brésil (15 MW), génère suffisamment de revenus pour couvrir les charges de l'entreprise. Velcan disposait fin juin d'une trésorerie solide de 99,9 millions EUR, soit 12,8 EUR par action et même 16,7 EUR par action si l'on tient compte des 1,8 million d'actions propres. ConclusionMalgré les excellentes nouvelles, l'action a à nouveau déçu ces derniers mois. Si l'on tient compte des actions propres, le cours actuel reflète une valorisation extrêmement faible de 0,7 fois la position de trésorerie et 0,5 fois la valeur comptable. À long terme, une telle valorisation offre un énorme potentiel haussier. Une valeur sûre du portefeuille modèle. Conseil : digne d'achat Risque : moyenRating: 1B