12,45 EUR - 1C Digne d'achat
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12,45 EUR - 1C Digne d'achatLa situation n'évolue certes pas rapidement chez Velcan Energy (ticker ALVEL; capitalisation boursière : 104 millions EUR ; code ISIN : FR0010245803), mais elle évolue, et c'est déjà appréciable. Cette lenteur est du reste propre au modèle d'entreprise. Le spécialiste français de petites centrales hydroélectriques jusqu'à 200 mégawatts (MW) a récemment annoncé la formation d'un consortium avec le groupe de services d'utilité publique indonésien PT PLN pour le développement conjoint du projet Meureubo 2 de 59 MW. L'Indonésie peut donc être ajoutée à la liste des pays où le groupe est actif. Le compteur est donc à 4. L'Indonésie n'est pas seulement un pays émergent intéressant avec une population vaste, mais aussi où la concurrence est faible dans les centrales hydrauliques. Ce qui le rend doublement attractif. Velcan Energy prévoit dès lors à terme plusieurs projets pour un total d'au moins 100 MW. L'an prochain, il prévoit déjà la première approbation. Cette entreprise "verte" n'a été portée sur les fonts baptismaux qu'en avril 2005. Au départ, l'ambition - assez élevée - était d'obtenir 1700 MW de concessions. Mais après la crise financière, l'accent a été placé sur l'optimisation de la maîtrise des coûts et une consommation minimale de capitaux. Velcan a une petite centrale hydroélectrique - Rodeio Bonito au Brésil (15 MW) - en service. Celle-ci a produit un chiffre d'affaires (CA) de 2,3 millions EUR au 1er semestre (contre 2,6 millions EUR en 2012, ce repli étant la conséquence de l'affaiblissement du réal brésilien face à l'EUR). Mais pour le reste, la situation reste difficile dans le plus grand pays sud-américain. Les choses se passent mieux en Inde, le deuxième marché BRIC. Le groupe continue de travailler au développement de trois projets dans le cadre d'une importante concession de 571 MW à Arunachal Pradesh. Cette concession peut alimenter 3 millions de personnes en électricité et les procédures administratives et d'autres études techniques sont en cours. Pour le projet Tato 1 (186 MW), le groupe espère obtenir les premières autorisations au 1er semestre de l'an prochain. Plus récemment, un troisième pays est venu s'ajouter à la liste : le Laos. Un contrat a été signé avec la compagnie d'Etat Electrical Construction and Installation (ECI) portant sur le développement de 300 MW au total. La capacité de Nam Phouan a été accrue à 52 MW grâce à l'obtention de la préconcession. Le deuxième projet (Nam Ang Thabeng) a pour sa part vu sa capacité augmenter récemment de 35 à 41 MW. Au total, le groupe exploitera donc 93 MW au Laos. Le 1er semestre a livré un cash-flow opérationnel (EBITDA) de 0,6 million EUR, tout comme à la même période l'an dernier. C'est en fin de compte un progrès, vu les fluctuations de change négatives. Le résultat net fut légèrement négatif (-0,2 million EUR), après un bénéfice net d'encore 2,2 millions EUR sur les six premiers mois de l'an dernier. Cela dit, les fonds propres demeurent à niveau (de 129 millions EUR à la fin de l'an dernier à 126 millions EUR au 30 juin). Par action, ils passent de 21,4 à 21,1 EUR, rachat d'actions propres compris. Les liquidités abondantes le sont par ailleurs restées, à 89 millions EUR (contre 91 millions) ou 11,4 EUR par action (environ 15 EUR après adaptation pour le rachat des actions propres). Cette action est réservée aux investisseurs patients. Dans des pays comme l'Inde, huit années s'écoulent parfois entre l'étude d'un projet et sa réalisation effective. Mais contrairement à Electrawinds ou Enfinity, l'entreprise est solide et son potentiel est considérable. Par ailleurs, le cours était et est toujours tellement bas que l'action, malgré son rebond de 35% depuis le début de l'année, s'échange encore loin en-dessous de sa valeur comptable et même sous sa trésorerie. Le conseil d'achat est dès lors maintenu (rating 1C) et nous maintenons l'action en Sélection.