Vasco conçoit des solutions de sécurisation (hardware et software) pour les transactions en ligne, généralement financières. Le groupe belgo-américain se tourne aussi de plus en plus vers la sécurisation des applications en ligne à présent que le marché de ces applications pour appareils mobiles gagne en importance. Vasco compte plus de la moitié des 100principales banques mondiales parmi ses clients. En conséquence, environ 80% de son chiffre d'affaires (CA) provient du secteur bancaire. Par rapport au sommet de fin juin 2015, le cours boursier de Vasco a reflué de près de 60%. Sur le plan opérationnel, 2015 fut cependant une bonne...

Vasco conçoit des solutions de sécurisation (hardware et software) pour les transactions en ligne, généralement financières. Le groupe belgo-américain se tourne aussi de plus en plus vers la sécurisation des applications en ligne à présent que le marché de ces applications pour appareils mobiles gagne en importance. Vasco compte plus de la moitié des 100principales banques mondiales parmi ses clients. En conséquence, environ 80% de son chiffre d'affaires (CA) provient du secteur bancaire. Par rapport au sommet de fin juin 2015, le cours boursier de Vasco a reflué de près de 60%. Sur le plan opérationnel, 2015 fut cependant une bonne année, mais cette année sera de moins bonne facture en termes de CA comme de rentabilité. L'an dernier, Vasco a tiré profit de l'upgrade unique mais de grande ampleur du hardware d'un important client (Rabobank). En 2016, aucune opération de cette ampleur n'est prévue. En 2015, le CA du groupe s'est accru de 20%, à 241,4millions USD. La marge brute a reculé de 63 à 61%. À l'exercice écoulé, la marge opérationnelle, à 21%, était cependant légèrement plus élevée qu'en 2014 (19%). Vasco anticipe pour l'exercice en cours un CA compris entre 205 et 215millions USD, ce qui implique un reflux de 10 à 15% sur une base annuelle. Cela dit, c'est surtout la prévision de marge opérationnelle (10% à 12%) qui a déçu. Elle supposerait en effet une diminution de moitié sur une une base annuelle. Le prix élevé pour l'acquisition du groupe canadien Silanis Technology n'a pas été digéré par le marché. Silanis a développé la technologie eSignLive pour les signatures numériques. Selon le groupe d'étude de marché Forrester Research, ce segmente enregistre une croissance de 50%. Mais le groupe a payé 85millions USD, soit plus de 5fois le CA, ce qui est élevé en comparaison avec d'autres récentes opérations dans le secteur, à une moyenne de moins de 3fois le CA. Qui plus est, Silanis est encore déficitaire, et il ne contribuera au bénéfice du groupe qu'en 2017. Le short ratio a baissé ces derniers mois de 45% à 32%. Cela trahit le pourcentage du nombre total d'actions qui est shorté. Des actions sont donc empruntées et revendues dans le but de les racheter ultérieurement à meilleur compte et d'empocher le bénéfice. Après une baisse de cours de 60% depuis le sommet, un short ratio de 32% demeure très élevé. À court terme, il y a peu de catalyseurs de cours, à moins qu'un concurrent lance une offre sur Vasco. Le scénario le plus probable est cependant que 2016 soit une année de transition, marquée par la poursuite de l'intégration de Silanis. Malgré le rachat, la position financière reste solide. Sa trésorerie totalise 123,5millions USD (3,12USD par action), ce qui représente malgré tout quelque 22% de la capitalisation boursière sur la base du cours actuel. ConclusionVu les perspectives décevantes et la coûteuse acquisition, le marché est pessimiste par rapport à Vasco. Sur la base du consensus pour 2016, l'action est tout sauf bon marché, à près de 25fois le bénéfice. Ceci doit être nuancé car Vasco n'a pas de dettes et près d'un quart de sa capitalisation se compose de liquidités.Conseil : conserver/attendreRisque : moyenneRating : 2B