Le groupe belgo-américain Vasco Data Security est spécialisé dans l'authentification numérique et la sécurisation en ligne d'applications. Environ 80% du chiffre d'affaires (CA) proviennent du secteur bancaire, mais Vasco compte plus de la moitié des 100 plus grandes banques au monde parmi ses clients. Vasco a à nouveau fait honneur à sa réputation d'action extrêmement volatile cette année : elle a progressé de 30% en juin pour perdre plus de la moitié de sa valeur après deux mois d'été catastrophiques. Au total, Vasco s'échange aujourd'hui à 30% de son cours de début 2015. Vasco est depuis longtemps l'un des terrains de jeu favoris des spéculateurs et autres vendeurs ...

Le groupe belgo-américain Vasco Data Security est spécialisé dans l'authentification numérique et la sécurisation en ligne d'applications. Environ 80% du chiffre d'affaires (CA) proviennent du secteur bancaire, mais Vasco compte plus de la moitié des 100 plus grandes banques au monde parmi ses clients. Vasco a à nouveau fait honneur à sa réputation d'action extrêmement volatile cette année : elle a progressé de 30% en juin pour perdre plus de la moitié de sa valeur après deux mois d'été catastrophiques. Au total, Vasco s'échange aujourd'hui à 30% de son cours de début 2015. Vasco est depuis longtemps l'un des terrains de jeu favoris des spéculateurs et autres vendeurs à terme. La réaction du marché à l'information selon laquelle certains de ses produits pourraient se retrouver sur le marché iranien via un distributeur, ce qui est bien entendu absolument interdit dans le cadre des sanctions économiques contre l'Iran, a été inhabituellement violente. Selon une " bonne " habitude américaine, plusieurs procédures juridiques ont été ouvertes. Sur le plan opérationnel, Vasco sort pourtant du meilleur 1er semestre de son histoire. Le groupe peut profiter de plusieurs tendances structurelles, comme la croissance de la quantité de données numériques qui doivent être protégées et le durcissement de la réglementation en matière de protection de la vie privée et de sécurisation obligatoire des transactions des consommateurs. Un durcissement indispensable vu la recrudescence des tentatives d'intrusion en ligne. Au 2e trimestre, le CA a ainsi gagné 37%, à 65,4 millions USD. Sur le 1er semestre, la progression s'établit à 51% par rapport à la même période en 2014, à 130,5 millions USD. Le bénéfice net a doublé au 2e trimestre et progressé de 164% sur le 1er semestre, à 27,5 millions USD ou 0,69 USD par action. Le CA provenant du secteur bancaire a même gagné 61% au cours du 1er semestre, en partie grâce à l'acquisition du groupe britannique Cronto. Dans la mesure où la hausse du CA s'est accompagnée d'une augmentation des ventes de hardware, la marge brute est cependant retombée à 58%, contre 66% il y a un an. Selon Vasco, elle devrait à nouveau progresser au 2e semestre. En raison de la baisse des coûts, la marge opérationnelle a atteint 24% au 1er semestre, contre 13% il y a un an. La division Enterprise & Application Security, qui prend à son compte environ un cinquième du CA, a vu ses ventes baisser de 4% au 1er semestre. Vasco prévoit un CA compris entre 230 et 240 millions USD et une marge opérationnelle de 19 à 22% pour l'ensemble de l'exercice. Les analystes tablent en moyenne sur un bénéfice de 1,09 USD par action, mais nous les trouvons plutôt prudents. Au terme du 1er semestre, Vasco avait 157 millions USD nets en caisse, soit près de 4 USD par action. L'acquisition du groupe canadien Silaris Technology, spécialisé dans les signatures électroniques, a été annoncée au début du mois. ConclusionVasco a le vent en poupe et aligne les trimestres records. La baisse de la rentabilité n'est que temporaire et est compensée par l'excellente position financière du groupe. Nous considérons plutôt la question de l'Iran, une cause importante de la baisse des cours l'été dernier, comme une fenêtre d'achat pour ceux qui peuvent s'accommoder de la volatilité élevée de l'action. Nous relevons la note.Conseil: digne d'achatRisque: moyenRating: 1B