Après plusieurs années difficiles marquées par une croissance nulle de son chiffre d'affaires (CA) en 2012 et 2013, le producteur de lingerie Van de Velde est à nouveau sur la bonne voie. Au 1er semestre 2015, son CA comparable s'est accru de 8% et son cash-flow opérationnel comparable (EBITDA) a même connu une progression de 11%, grâce également à la vigueur du dollar (USD) et à des ventes en hausse d'ensembles plus coûteux. L'augmentation du bénéfice net récurrent a stagné à 3% car Van de Velde a investi davantage dans le marketing et les programmes clientèle afin de soutenir ses ventes. Au 2e semestre, l'EBITDA devrait continuer d'augmenter mais plus lentement parce que les articles d'été (maillots de ...

Après plusieurs années difficiles marquées par une croissance nulle de son chiffre d'affaires (CA) en 2012 et 2013, le producteur de lingerie Van de Velde est à nouveau sur la bonne voie. Au 1er semestre 2015, son CA comparable s'est accru de 8% et son cash-flow opérationnel comparable (EBITDA) a même connu une progression de 11%, grâce également à la vigueur du dollar (USD) et à des ventes en hausse d'ensembles plus coûteux. L'augmentation du bénéfice net récurrent a stagné à 3% car Van de Velde a investi davantage dans le marketing et les programmes clientèle afin de soutenir ses ventes. Au 2e semestre, l'EBITDA devrait continuer d'augmenter mais plus lentement parce que les articles d'été (maillots de bain), qui se vendent mieux, ne sont présents sur le marché qu'au 1er semestre. Sur l'année 2015, l'EBITDA devrait connaître une hausse d'un peu moins de 10%. Les investissements consentis portent donc leurs fruits et démontrent que Van de Velde demeure une société de croissance reposant sur deux piliers performants : le commerce de gros à d'autres boutiques et la vente au détail dans ses points de vente propres et ses divers canaux de distribution. En tout cas, Van de Velde renoue avec la tradition d'une croissance moyenne de 5% tout au long du cycle conjoncturel. Ces bons résultats permettent également au groupe de verser à nouveau un dividende intérimaire généreux de 1,35 EUR brut cet automne. La croissance est présente tant dans la lingerie qu'au rayon maillots. Les précommandes pour ce semestre font état d'une hausse ultérieure. L'importance du commerce de gros ne saurait être sous-estimée. Cette activité s'adjuge trois quarts du CA et dégage une marge bénéficiaire bien plus élevée. Ceci dit, Van de Velde s'en tient à sa stratégie de déployer sa propre marque de distribution. De cette manière, l'entreprise peut conserver une part plus importante de la valeur ajoutée et mieux promouvoir ses propres marques et produits auprès du consommateur final. Qui plus est, les boutiques perdent des parts de marché et Van de Velde espère compenser les ventes plus lentes du réseau de gros par ses propres points de vente. Un déploiement ultérieur de ce réseau est du reste envisageable, à l'ère de l'e-commerce, sans investissements importants dans les magasins classiques. Les ventes peuvent également être dopées en ligne et au travers d'événements Lingerie à domicile. En Europe, les ventes propres évoluent positivement, avec une hausse de CA de 4,3% sur base comparable. Aux USA, Van de Velde a cependant payé cher ses erreurs, en l'occurrence la reprise de la chaîne Intimacy. La direction a tout essayé pour renverser la valeur mais le CA comparable a reculé encore de 10% aux USA. Van de Velde fait une nouvelle tentative en supprimant la marque Intimacy et en la remplaçant par Rigby&Peller, qui rencontre un franc succès au Royaume-Uni et en Europe occidentale. Pour autant, le groupe ne devrait pas abandonner ses activités outre-Atlantique car c'est le principal marché pour les bonnets larges. ConclusionVan de Velde peut à nouveau exploiter tous ses atouts pour convaincre les actionnaires. La croissance du CA et du bénéfice est à nouveau au rendez-vous. Le bilan demeure solide et le dividende a été restauré. La valorisation est à l'avenant. Les investisseurs paient près de 20 fois le bénéfice attendu pour cette année et la valeur d'entreprise (EV) correspond à plus de 10 fois le cash-flow opérationnel (EBITDA). Le rendement de dividende de plus de 6% est cependant intéressant.Conseil: conserverRisque: faibleRating: 2A