Au semestre écoulé, les actionnaires du groupe de lingerie Van de Velde ont vu leur action perdre un quart de sa valeur. Partant d'un sommet juste en dessous de 70 euros à la fin de l'an dernier, l'action se négocie aujourd'hui sous les 50 euros.
...

Au semestre écoulé, les actionnaires du groupe de lingerie Van de Velde ont vu leur action perdre un quart de sa valeur. Partant d'un sommet juste en dessous de 70 euros à la fin de l'an dernier, l'action se négocie aujourd'hui sous les 50 euros. Tout a commencé avec les résultats annuels de 2016, qui ne faisaient plus état de l'habituelle croissance du chiffre d'affaires. Celui-ci avait en effet baissé de 1,1%, le chiffre d'affaires comparable restant stable à 206,8 millions d'euros. Les ventes étaient toujours en hausse dans le commerce de gros (+4,4%), mais elles s'étaient effondrées dans l'activité Retail (-15,6%). Ce sont à nouveau les ventes de détail aux États-Unis (encore 10 magasins) qui sont en cause avec une baisse du chiffre d'affaires de 20,1%. Pourtant, le producteur de lingerie de Schellebelle refuse toujours de mettre un terme à son aventure américaine. Le bénéfice du groupe a plongé de 18,1% à 33,6 millions d'euros, notamment en raison d'une hausse de la facture fiscale de 6,2 millions d'euros. L'action a subi une nouvelle correction en avril lorsqu'un rapport intermédiaire a annoncé pour cette année une stagnation du chiffre d'affaires combinée à une baisse des cash-flows opérationnels (EBITDA) en raison d'une accélération des investissements destinés à soutenir la croissance future. Van de Velde a clairement sous-estimé l'essor de l'e-commerce, y compris dans la lingerie. C'est donc en se rongeant les ongles que les actionnaires attendent la publication du chiffre d'affaires du premier semestre le 7 juillet. Une baisse serait malvenue. Mais la date cruciale est celle du 31 juillet, jour où seront publiés les résultats semestriels. Nous saurons alors à combien se monteront les investissements dévolus notamment au soutien du volet e-commerce. Ces résultats seront cruciaux pour établir si un redressement du cours est encore possible après un premier semestre décevant, ou si l'action continuera à fluctuer un temps sous les 50 euros. Nous avons réduit la note à vendre (3A) depuis quelque temps parce que la valorisation (21,5 fois le bénéfice attendu cette année et un rapport valeur d'entreprise/cash-flow opérationnel attendu de près de 12) correspond davantage à la croissance passée qu'à la période difficile que traverse le producteur de lingerie. Devise : euroMarché : Euronext BruxellesCapitalisation boursière : 651 millions EURC/b 2016 : 19,5C/b attendu 2017 : 21,5Performance du cours sur 12 mois : -14 %Performance du cours depuis le début de l'année : -26 %Rendement du dividende : 7,1 %