Marleen Vaesen pourra quitter le coeur léger son poste de CEO, accepté il y a trois ans, alors que l'entreprise perdait pied. Le chiffre d'affaires (CA) de Van de Velde souffrait à l'époque de la dégradation des relations avec les boutiques, ses principaux clients. La situation est désormais rétablie, même si la réalité numérique demeure. Orienter la clientèle vers les commerces par le biais d'une communication numérique intense (il est possible de prendre rendez-vous en ligne dans n'importe quelle boutique, par exemple) a permis de trouver un nouvel équilibre. Les magasins sont redevenus les partenaires stratégiques du groupe; il s'agit d'une avancée cruciale, car la cabine d'essayage est un maillon essentiel pour les marques haut de gamme comme Prima ...

Marleen Vaesen pourra quitter le coeur léger son poste de CEO, accepté il y a trois ans, alors que l'entreprise perdait pied. Le chiffre d'affaires (CA) de Van de Velde souffrait à l'époque de la dégradation des relations avec les boutiques, ses principaux clients. La situation est désormais rétablie, même si la réalité numérique demeure. Orienter la clientèle vers les commerces par le biais d'une communication numérique intense (il est possible de prendre rendez-vous en ligne dans n'importe quelle boutique, par exemple) a permis de trouver un nouvel équilibre. Les magasins sont redevenus les partenaires stratégiques du groupe; il s'agit d'une avancée cruciale, car la cabine d'essayage est un maillon essentiel pour les marques haut de gamme comme Prima Donna ou Marie Jo. L'approche omnicanal est la clé du succès, estime Marleen Vaesen, qui fera ses adieux à l'entreprise le 1er mai.Les résultats du 2e semestre de 2021, de même que de l'intégralité de l'exercice, montrent que Van de Velde a retrouvé ses lettres de noblesse. A périmètre comparable, le CA a augmenté de 19% et le cash-flow opérationnel, de 30%. Le bénéfice net a été multiplié par plus de deux, à 32 millions d'euros. La croissance s'est encore accélérée au 2e semestre, durant lequel le groupe a même enregistré les meilleures ventes de son histoire. Seul le segment balnéaire n'est pas tout à fait rétabli, ce qui n'a pas de quoi surprendre.Le CA à périmètre comparable du commerce de gros (approvisionnement des boutiques) a bondi de 18%, à 163 millions d'euros, en 2021. Il s'agit là du segment non seulement le plus important, mais aussi le plus rentable, de l'entreprise. Les ventes dans les boutiques de la marque se sont envolées de 23,7%, à 27,6 millions d'euros. Pour poursuivre sa croissance, la société lorgne entre autres l'Allemagne. La crise sanitaire et les confinements ont retardé sa stratégie d'expansion.Pour Marleen Vaesen, le redressement du CA est plus qu'un rattrapage: l'entreprise a bien entamé l'année 2022 et le carnet de commandes est encourageant. Sans aller jusqu'à formuler des prévisions concrètes, la direction estime que renouer avec les résultats records de 2015 est de l'ordre du possible. A l'époque, le CA s'élevait à 215 millions d'euros et le bénéfice net, à 41 millions d'euros. Marleen Vaesen espère bien que le CA retrouvera sa moyenne de 5% de croissance historique. La progression du CA va en tout état de cause devoir assurer celle des bénéfices: il ne reste en effet plus beaucoup de latitude au niveau des marges, qui ont d'ores et déjà retrouvé leur niveaux de 2015 et 2016. Les investissements dans les capacités de production en Tunisie et dans le renforcement du centre de distribution prouvent la confiance qu'a la direction dans les opportunités de croissance. Les bons résultats se traduisent par des cash-flows élevés, qui renforcent encore un bilan déjà excellent. En plus de verser un dividende brut de 2 euros par action, la société va racheter pour 15 millions d'euros d'actions propres, de manière à réduire son excédent de trésorerie; soit, au vu des 438 millions d'euros de capitalisation boursière, 3,4% des actions en circulation.Le cours réagit bien, ces derniers mois, au redressement, qui repose sur une base de plus en plus large, à l'origine d'une accélération des ventes. Le ratio cours/bénéfice de 14 signifie que tout n'est pas joué. La valorisation pourrait être plus élevée, et les bénéfices pourraient croître - légèrement - encore dans les années qui viennent. Nous recommandons par conséquent toujours d'acheter. Conseil: acheterRisque: moyenRating: 1BCours: 33 eurosTicker: VAN:BBCode ISIN: BE0003839561Marché: Euronext BruxellesCapit. boursière: 438 millions EURC/B 2021: 12C/B attendu 2022: 14Perf. cours sur 12 mois: +32%Perf. cours depuis le 01/01: -4%