Le cours de l'action, qui avait déjà fait un bond notable à la publication des résultats annuels en février, s'est de nouveau envolé après le point trimestriel. Après s'être adjugé 700 millions d'euros depuis le 1er janvier 2019, la capitalisation boursière de Barco dépasse deux milliards d'euros pour la première fois depuis 1999.
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Le cours de l'action, qui avait déjà fait un bond notable à la publication des résultats annuels en février, s'est de nouveau envolé après le point trimestriel. Après s'être adjugé 700 millions d'euros depuis le 1er janvier 2019, la capitalisation boursière de Barco dépasse deux milliards d'euros pour la première fois depuis 1999. A la fin de chaque trimestre, Barco ne communique que le chiffre d'affaires (CA) et l'évolution du carnet de commandes; il faudra donc attendre juillet pour connaître les chiffres détaillés de la rentabilité par division. Mais les chiffres publiés n'ont pas déçu. Au premier trimestre, Barco a pu tirer parti de l'évolution favorable du cours de change euro-dollar. Les trois premiers mois de l'année sont traditionnellement les plus riches en termes de commandes. L'exercice courant n'a pas fait exception, avec une hausse de 10% en glissement annuel, à 269 millions d'euros (6% à cours de change constants); le consensus tablait sur 254 millions d'euros. A 1,1, le ratio prises de commandes/facturation est encourageant. La valeur totale du carnet de commandes atteint 341 millions d'euros, soit 12,4% de plus qu'un an auparavant. Si le CA est resté constant en 2018, la rentabilité a au contraire augmenté plus rapidement que prévu, avec une marge d'Ebitda de 12,1% (contre 9,9% l'année précédente); l'objectif à l'horizon 2020 (entre 12 et 14%) est ainsi déjà atteint. Barco surveille strictement ses coûts et met un terme aux projets qui ne contribuent pas assez rapidement au bénéfice. La part des produits affichant une marge élevée dans le CA a aussi augmenté. Au premier trimestre, le CA s'est inscrit en hausse de 8,4%, à 242,8 millions d'euros (+4,1% hors effets de change), en glissement annuel. Malgré cela, Barco a encore revu à la hausse les prévisions de CA pour 2019 émises en février (5%), à 8-9%. Sur la période janvier-mars, la division Entertainment a apporté la contribution la plus significative, avec un CA de 94,1 millions d'euros (+5,5% en un an). Aux Etats-Unis et en Europe, le remplacement des projecteurs de cinéma représente toujours un marché de croissance. La division Enterprise la talonne, avec un CA de 86,5 millions d'euros (+16,7% en un an). ClickShare brille toujours. Les ventes d'écrans pour salles de commande ont progressé également. En dépit de sa croissance limitée (+2,7%), la division Healthcare reste prometteuse. Début 2019, Barco a ouvert en Chine une usine et un centre de recherche spécialisés dans l'imagerie médicale. Le groupe a également conclu un partenariat avec l'éditeur de logiciels allemand Caresyntax pour la numérisation des salles d'opération. Fin 2018, Barco pouvait en principe disposer librement de 247,4 des 338 millions d'euros en caisse. Le solde appartient à la joint-venture chinoise Cinionic. Malgré la hausse prévue du dividende, à 2,3 euros par action, le rendement a diminué du fait de la nette hausse des cours, et s'établit désormais à 1,5% brut. Barco a relevé ses prévisions de CA et est bien parti pour améliorer encore sa rentabilité en 2019. Pour autant, la hausse de quelque 60% du cours depuis le début de l'année nous paraît décorrélée avec la croissance et les perspectives. Même en tenant compte de la trésorerie confortable, la valorisation de Barco semble excessive. Nous acterions au moins une partie de nos bénéfices. Conseil: vendreRisque: moyenRating: 3BCours: 156,4 eurosTicker: BAR BBCode ISIN: BE0003790079Marché: Euronext BruxellesCapit. boursière: 2,04 milliards EURC/B 2018: 26C/B attendu 2019: 22Perf. cours sur 12 mois: +45%Perf. cours depuis le 01/01: +58%Rendement du dividende: 1,5%