Unilever est parvenu à surprendre agréablement analystes et investisseurs avec les chiffres du 4 trimestre. Le marché s'inquiétait surtout de l'évolution du chiffre d'affaires (CA) mais au dernier trimestre 2013, celui-ci a connu une progression de 4,1%, contre +3,9% espérés par les analystes. Pour l'ensemble de l'année 2013, la croissance du CA ressort donc à 4,3% (+2,5% en volumes et +1,8% grâce aux augmentations de prix). La société britannico-néerlandaise spécialisée dans les produits alimentaires, d'entretien et de soin a réalisé près de 57% de son CA dans les pays émergents. Unilever surperforme de quelque 10% les autres géants tels que Danone, Nestlé, Procter&Gamble, L'Oréal... Dans les soin...

Unilever est parvenu à surprendre agréablement analystes et investisseurs avec les chiffres du 4 trimestre. Le marché s'inquiétait surtout de l'évolution du chiffre d'affaires (CA) mais au dernier trimestre 2013, celui-ci a connu une progression de 4,1%, contre +3,9% espérés par les analystes. Pour l'ensemble de l'année 2013, la croissance du CA ressort donc à 4,3% (+2,5% en volumes et +1,8% grâce aux augmentations de prix). La société britannico-néerlandaise spécialisée dans les produits alimentaires, d'entretien et de soin a réalisé près de 57% de son CA dans les pays émergents. Unilever surperforme de quelque 10% les autres géants tels que Danone, Nestlé, Procter&Gamble, L'Oréal... Dans les soins capillaires, par exemple, Unilever est leader de marché au Brésil, en Inde, en Indonésie, en Thaïlande, aux Philippines, au Vietnam, en Argentine et numéro 2 en Chine. Au cours des vingt dernières années, Unilever a réalisé une croissance annuelle moyenne de son CA de 9% dans les pays émergents. Sa rentabilité approche doucement le niveau des pays occidentaux matures. Unilever étant présent dans 190 pays, plus de 2 milliards de consommateurs utilisent au moins un produit Unilever chaque jour. Au 4e trimestre, la croissance en Amérique latine (+12,1%) fut particulièrement intéressante. L'an dernier, cet ensemble de facteurs s'est traduit par un CA du groupe de 49,8 milliards EUR. L'objectif de la société est d'accroître ce CA à 80 milliards EUR d'ici à 2020. D'ici là, plus de 2/3 du CA proviendront des pays émergents car la stratégie du groupe repose en grande partie sur l'accroissement des ventes dans ces régions du monde. Un deuxième pilier est la réduction du nombre de marques et le plein investissement dans la croissance ultérieure des marques de premier ordre. Au cours de la dernière décennie, la très vaste gamme de produits a été ramenée à environ 400 produits et le groupe a pleinement investi dans la notoriété mondiale de quelques-unes de ses grandes marques. Par voie de conséquence, le groupe gère aujourd'hui 14 marques avec un CA annuel supérieur à un milliard USD. Ces blockbusters sont, dans la gamme des produits d'entretien et de soin, Dove, Rexona, Lux, Axe, Sunsilk, Surf, Omo et parmi les produits alimentaires, Knorr, Ola, Magnum, Lipton, Flora (chez nous Becel), Rama (ou Planta) et Hellmann's. Un troisième pilier essentiel plus récent de la croissance est l'innovation produits. Dans ce domaine, Unilever était en retard sur la concurrence mais il est parvenu à le combler en peu de temps. En 2009, le groupe recensait seulement 9 innovations sur plus de 10 marchés. En 2012, ce nombre avait été multiplié par dix, à environ 90 ! Toutes ces initiatives lui ont valu l'an dernier de réaliser un bénéfice par action de 1,58 EUR, soit 4% de plus que le consensus des analystes. Des actions comme Unilever n'ont pas particulièrement brillé en Bourse l'an dernier. Pire : elles sont restées en retrait d'environ 20% par rapport au marché. En conséquence, la valorisation d'Unilever est raisonnable : l'actionnaire paie actuellement 18 fois le bénéfice escompté pour 2014 ou 11 fois le ratio valeur d'entreprise (EV)/cash-flow opérationnel (EBITDA). Le rendement de dividende de 3,7% est en ligne avec la moyenne sectorielle.Conclusion :Nous pensons que l'entreprise est idéalement positionnée pour tirer profit de la croissance de la consommation de la classe moyenne des pays émergents. Nous relevons notre conseil et intégrons le titre en Sélection.Conseil: digne d'achatRisque: faibleRating: 1B