D'Ieteren a publié un rapport semestriel très satisfaisant. A périmètre comparable, le bénéfice brut consolidé ajusté a progressé, en glissement annuel, de quelque 17,8%, à 154,9 millions d'euros. A cet égard, le CEO, Axel Miller, a en outre annoncé des perspectives encourageantes: ce bénéfice brut devrait progresser, non pas de près de 10% tel qu'annoncé initialement, mais de 10 à 15%, cette année. Au terme du premier semestre de 2017, celui-ci atteignait encore 160,8 millions d'euros, mais D'Ieteren détenait alors 95% de Belron, contre 64,7% aujourd'hui; le solde a été cédé au fonds d'investissement CD&R. Le produit de la vente n'a toutefois pas encore été mis au travail. D'Ieteren ambitionne d'acquérir au moins une activité supplémentaire, mai...

D'Ieteren a publié un rapport semestriel très satisfaisant. A périmètre comparable, le bénéfice brut consolidé ajusté a progressé, en glissement annuel, de quelque 17,8%, à 154,9 millions d'euros. A cet égard, le CEO, Axel Miller, a en outre annoncé des perspectives encourageantes: ce bénéfice brut devrait progresser, non pas de près de 10% tel qu'annoncé initialement, mais de 10 à 15%, cette année. Au terme du premier semestre de 2017, celui-ci atteignait encore 160,8 millions d'euros, mais D'Ieteren détenait alors 95% de Belron, contre 64,7% aujourd'hui; le solde a été cédé au fonds d'investissement CD&R. Le produit de la vente n'a toutefois pas encore été mis au travail. D'Ieteren ambitionne d'acquérir au moins une activité supplémentaire, mais ne se hâte pas: les prix sont trop élevés actuellement. Depuis que la part du groupe dans Belron a diminué, D'Ieteren Auto est le plus gros contributeur au bénéfice consolidé ajusté. Son bénéfice ajusté a gagné quelque 31,1%, à 91,8 millions d'euros, au premier semestre grâce à une augmentation des ventes (des gros modèles, surtout, comme le Tiguan) et des gains d'efficacité. Sur le marché belge, qui se reprend, la part de D'Ieteren a ainsi atteint 21,95%. Et bien qu'un recul des ventes soit attendu au deuxième semestre en raison des nouvelles normes entrées en vigueur le 1er septembre, au terme de l'exercice 2018, le bénéfice net ajusté de l'activité automobile de D'Ieteren devrait afficher une croissance d'environ 15%. Avec une contribution au bénéfice de 66,3 millions d'euros, Belron a tout de même fait mieux (+5,7%) qu'à la même période un an plus tôt. Son chiffre d'affaires a progressé de 8%, sous l'effet d'une hausse des tarifs et de conditions météorologiques favorables. Ses parts de marché se sont accrues dans la plupart des pays. Aux Etats-Unis, les investissements réalisés ces dernières années portent leurs fruits. Le bénéfice opérationnel de Belron a progressé de 18%, mais une hausse des coûts de financement a assombri le tableau - c'est le refinancement induit pas la vente partielle de Belron qui a entraîné la hausse de l'endettement de la filiale. Cela dit, grâce à l'abondance de ses flux de trésorerie, elle a pu ramener la dette à 3,6 fois les cash-flows opérationnels. En conséquence, un éventuel nouveau refinancement de Belron ne serait pas impossible. Pour l'ensemble de l'exercice 2018, la direction pronostique une hausse du bénéfice net de Belron d'environ 15% à périmètre comparable. Quant à la division Moleskine, elle a au moins le mérite de ne plus décevoir. A cours de change constants, ses ventes ont progressé de 18,7% en un an. L'entreprise ne parvient cependant encore que de justesse à rentrer dans ses frais. Et l'on peut difficilement s'attendre à un accroissement de la rentabilité tant que la filiale investit dans sa croissance. La fin de l'année, où l'on observe traditionnellement une progression des ventes, sera déterminante pour Moleskine. La filiale anticipe en tout cas une augmentation du chiffre d'affaires et du bénéfice annuels de 10% au moins. Bien que Belron ait été vendue partiellement, les résultats du premier semestre sont très bons. Savoir que D'Ieteren dispose des ressources financières nécessaires à l'accroissement de ses bénéfices est rassurant, même si, pour l'heure, le groupe ne procède pas encore à des acquisitions. Le rapport cours/bénéfice actuel de 15 demeure très raisonnable au regard des perspectives favorables que le groupe a émises. Conseil : acheterRisque : moyenRating : 1BCours : 39 eurosTicker : DIE:BBCode ISIN : BE0974259880Marché : Euronext BruxellesCapit. boursière : 2,16 milliards EURC/B 2017 : 18C/B attendu 2018 : 15Perf. cours sur 12 mois : +4 %Perf. cours depuis le 01/01 : +5 %Rendement du dividende : 2,55 %