Au deuxième trimestre, le chiffre d'affaires (CA) provenant des services a progressé de 4,3% par rapport à l'an dernier, à 279,5 millions. Il ne tient pas compte des ventes de téléphones mobiles. Sur l'ensemble du premier semestre, la progression s'élevait à 2,4% (553,5 millions d'euros), malgré l'impact de la suppression des tarifs de roaming. Celle-ci coûtera au groupe 36,9 millions d'euros de CA et réduira le bénéfice opérationnel (EBITDA) de 31,9 millions. Du chiffre d'affaires et des bénéfices qui devront être trouvés ailleurs.
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Au deuxième trimestre, le chiffre d'affaires (CA) provenant des services a progressé de 4,3% par rapport à l'an dernier, à 279,5 millions. Il ne tient pas compte des ventes de téléphones mobiles. Sur l'ensemble du premier semestre, la progression s'élevait à 2,4% (553,5 millions d'euros), malgré l'impact de la suppression des tarifs de roaming. Celle-ci coûtera au groupe 36,9 millions d'euros de CA et réduira le bénéfice opérationnel (EBITDA) de 31,9 millions. Du chiffre d'affaires et des bénéfices qui devront être trouvés ailleurs. Depuis l'an dernier, l'entreprise est un fournisseur de services de télécommunications à part entière. Le groupe destine aux nouveaux clients son offre "Love", combinant mobile, télévision numérique et Internet. Après des débuts difficiles l'an dernier, la direction veut franchir le cap des 100.000 nouveaux abonnés Love d'ici à la fin de cette année. Cela implique environ 17.000 nouveaux clients par trimestre. Or Orange n'en a eu que 14.500 au deuxième trimestre. Le groupe se justifie par les actions promotionnelles de ses concurrents Telenet et Proximus. Toutefois, avec 64.300 clients au terme du premier semestre, l'objectif reste réalisable. D'autant plus que le quatrième trimestre est traditionnellement le meilleur pour Orange, qui doit en outre pouvoir profiter de la mesure " Easy Switch " imposée par le gouvernement. Celle-ci facilite la tâche des clients qui souhaitent changer d'opérateur de télécommunications. Une modification des tarifs de gros est également prévue. Ils déterminent le montant qu'Orange doit verser à Telenet pour utiliser le réseau câblé. La " période de consultation " de l'IBPT, le régulateur belge des télécommunications, court encore jusqu'au 15 septembre. D'autres entreprises peuvent faire part de leurs objections à la nouvelle méthode de calcul, ce qu'elles ne manquent d'ailleurs pas de faire. Tant Telenet que Proximus ont intérêt à ce qu'Orange ne leur ravisse pas trop de clients. La décision ne tombera que début 2018. Orange veut environ 10% du marché du câble pour 2020, ce qui impliquerait 450.000 clients. L'entreprise mise surtout sur les tarifs. La branche mobile s'est montrée performante avec 21.300 nouveaux abonnés et une hausse moyenne du revenu par abonné de 1%. Le bénéfice opérationnel a augmenté de 8,4%, à 57,2 millions d'euros au premier semestre, notamment grâce à la baisse des coûts et la hausse du CA par utilisateur (+3,7%, à 25,4 euros). Pour l'ensemble de l'exercice, Orange table sur un EBITDA compris entre 290 et 310 millions d'euros. Le groupe a réduit sa dette nette de 10,9% en un an, à 329,7 millions d'euros, soit environ 1,1 fois l'EBITDA attendu. Cette année, il a distribué un dividende de 0,5 euro par action. Orange Belgium est sans nul doute capable de réaliser ses ambitions sur le marché du câble. L'important est que le chiffre d'affaires et le bénéfice augmentent, et que les dettes restent sous contrôle. Le groupe a repris le versement d'un dividende cette année. À 5 fois l'EBITDA, l'action est l'une des moins chères du secteur des télécoms, en Belgique comme en Europe. Conseil : digne d'achatRisque : moyenRating : 1BDevise : euroMarché : Euronext BruxellesCapit. boursière : 1,18milliard d'eurosC/B 2016 : 15C/B attendu 2017 : 19Perf. cours sur 12 mois : -5 %Perf. cours depuis le 01/01 : -2 %Rendement du dividende : 2,5