Au troisième trimestre, le bénéfice net ajusté s'est accru de 29% en rythme annuel, le cours du pétrole (baril de la mer du Nord; 52,1 dollars) ayant gagné en moyenne 14%. Le bénéfice de Total augmente donc plus rapidement encore que le prix de l'or noir, ce qui tient en partie à l'accroissement de sa propre production (+5%). Pour les prochaines années, Total table sur une hausse comparable de sa production de annuelle. Car sa maîtrise des coûts depuis quelques années a elle aussi contribué à l'amélioration des résultats. Total peut se contenter d'un cours du pétrole à 35 dollars pour être à l'équilibre. En 2019, le break-even devrait même être possible à moins de 30 dollars le baril. Par ailleurs, comme les autres majors pétroliè...

Au troisième trimestre, le bénéfice net ajusté s'est accru de 29% en rythme annuel, le cours du pétrole (baril de la mer du Nord; 52,1 dollars) ayant gagné en moyenne 14%. Le bénéfice de Total augmente donc plus rapidement encore que le prix de l'or noir, ce qui tient en partie à l'accroissement de sa propre production (+5%). Pour les prochaines années, Total table sur une hausse comparable de sa production de annuelle. Car sa maîtrise des coûts depuis quelques années a elle aussi contribué à l'amélioration des résultats. Total peut se contenter d'un cours du pétrole à 35 dollars pour être à l'équilibre. En 2019, le break-even devrait même être possible à moins de 30 dollars le baril. Par ailleurs, comme les autres majors pétrolières, Total voit se stabiliser la rentabilité des activités de raffinage.La semaine dernière, le cours du pétrole a franchi le seuil des 65 dollars, ce qui promet d'influencer positivement les résultats annuels de Total. Selon les estimations du groupe, au départ d'un cours de 50 dollars le baril, son bénéfice d'exploitation progresse en base annuelle de 2 milliards de dollars et ses flux de trésorerie, de 2,5 milliards de dollars dès lors que le cours du brut augmente de 10 dollars. Ce qui correspond à une hausse du bénéfice de 15 à 20%, sans même considérer le surcroît de bénéfice réalisé grâce à l'accroissement de la production et à l'allègement des coûts.Un niveau de prix moyen de 60 dollars par baril en 2018 n'est évidemment pas encore un fait acquis mais les fondamentaux du marché sont en tout cas favorables à Total. Les récentes hausses de prix reposent surtout sur un meilleur équilibre entre la demande et l'offre sur le marché pétrolier, la demande augmentant parallèlement à l'offre. Le marché est soutenu, il est vrai, par les limitations de la production imposées par les membres de l'Opep, qui ont prolongé leur accord jusqu'à la fin de cette année. Prudent, Total tient cependant compte d'une certaine volatilité du marché. Les stocks pétroliers occidentaux sont encore élevés et l'offre de pétrole de schiste américain augmente à nouveau. Une nouvelle augmentation des prix en direction des 100 dollars, voire davantage, comme celle survenue il y a dix ans, n'est certes pas envisageable, mais le marché semble malgré tout surpris par la nette augmentation de la demande.Même dans l'hypothèse d'un niveau de prix de 50 dollars le baril, Total génère de confortables cash-flows - qui sont la source du dividende, un paramètre important pour les investisseurs. Sur les neuf premiers mois de l'année, les activités opérationnelles du groupe ont dégagé 13,7 milliards de dollars. De ce montant, seulement 8 milliards ont été affectés aux investissements nets, ce qui signifie qu'il reste 5,7 milliards de dollars, lesquels pourraient être affectés au versement du dividende et à l'allégement de la dette. Le taux d'endettement a déjà baissé à moins de 20% des fonds propres. Les cash-flows abondants et le bilan solide consentent également d'éventuelles acquisitions, comme celle, l'an dernier, des activités d'exploration de Maersk. Un relèvement du dividende est possible.La hausse des cours pétroliers actionne un levier sur le bénéfice de Total, qui tire profit de l'accroissement de sa capacité de production à moindre coût. La valorisation du titre n'est pas excessive (Cours/bénéfice de 14). Le rendement de dividende brut de 4,5% est acquis.Conseil : acheterRisque : moyenRating : 1BCours : 48,5 eurosTicker : FPCode ISIN : FR0000120271Marché : Euronext ParisCapit. boursière : 149,5 milliards EURC/B 2016 : 20C/B attendu 2017 : 14Perf. cours sur 12 mois : +0,5 %Perf. cours depuis le 01/01 : +5 %Rendement du dividende : 4,5 %