Sur le premier semestre, le cash-flow d'exploitation (Ebitda) a reculé de 7% et le bénéfice d'exploitation (Ebit) s'est effondré de 28%. Sans tenir compte des résultats de Radial, l'entreprise américaine fournissant des solutions de logistique dédiées à l'e-commerce que bpost a acquise l'an dernier, les revenus de l'entreprise postale belge ont progressé de 34 millions d'euros alors que les coûts se sont alourdis de 89 millions d'euros en raison des acquisitions et de la croissance organique des charges. Cet écart entre les revenus et les coûts, et les résultats de Radial ont déçu les investisseurs et provoqué un net recul de l'action.
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Sur le premier semestre, le cash-flow d'exploitation (Ebitda) a reculé de 7% et le bénéfice d'exploitation (Ebit) s'est effondré de 28%. Sans tenir compte des résultats de Radial, l'entreprise américaine fournissant des solutions de logistique dédiées à l'e-commerce que bpost a acquise l'an dernier, les revenus de l'entreprise postale belge ont progressé de 34 millions d'euros alors que les coûts se sont alourdis de 89 millions d'euros en raison des acquisitions et de la croissance organique des charges. Cet écart entre les revenus et les coûts, et les résultats de Radial ont déçu les investisseurs et provoqué un net recul de l'action. Au deuxième trimestre, bpost n'a ni déçu davantage, ni réussi à inverser la tendance. Pour éviter à l'action une nouvelle débâcle, la direction devra confirmer, lorsqu'elle présentera les résultats du dernier trimestre de 2018, la croissance plus marquée des activités de logistique en Belgique et à l'étranger qu'elle a annoncée. Un contrôle des coûts plus strict est par ailleurs indispensable (résoudre les problèmes d'absentéisme, réduire les coûts dans le centre de tri de Bruxelles X, etc.).C'est la division Mail & Retail - le courrier classique - qui s'est le mieux comportée au deuxième trimestre. Dans la mesure où la baisse du trafic postal intérieur est restée limitée à 4,3 %, le chiffre d'affaires (CA) a légèrement progressé, notamment parce que bpost a pu augmenter le tarif des timbres. bpost pronostique pour ce segment une accélération du recul, qui atteindra 9% par an d'ici à 2022. Un déclin que l'entreprise ne pourra compenser que partiellement, à coup de hausses des prix et si elle continue à améliorer la productivité. Pour stabiliser le bénéfice et verser, comme elle l'a promis, un dividende au moins égal à celui de l'an dernier (1,31 euro par action), elle doit s'attacher à faire de ses acquisitions des moteurs de croissance. Pour l'instant, Radial est loin d'en être un. Bien que le CA des activités de logistique progresse en Belgique et à l'étranger, le segment n'est pas rentable compte tenu de l'augmentation substantielle des coûts. En glissement annuel, la division Parcels & Logistics a vu son Ebit se contracter de 42 à 15 millions d'euros au premier semestre, en raison, entre autres, de réductions de valeur et de pertes enregistrées chez Radial. C'est un recul de 65% ! Le défi est de taille pour bpost: traduire l'augmentation rapide des volumes de colis livrés en une hausse proportionnelle du bénéfice. Au deuxième trimestre, le CA de Radial a augmenté légèrement grâce à une hausse des revenus provenant des clients existants, mais l'Ebitda a à peine progressé, malgré une amélioration de la productivité. bpost s'attend à ce que l'entreprise de logistique produise un Ebitda situé entre 100 et 120 millions de dollars à l'horizon 2022. Les résultats du quatrième trimestre sont traditionnellement meilleurs dans ce segment; à la fin de l'année, nous serons en mesure d'estimer si cet objectif est réaliste. C'est certes pour compenser la perte de confiance des investisseurs que bpost offre un tel niveau de rendement du dividende - près de 10%. Si l'entreprise veut honorer sa promesse - distribuer un dividende au moins égal à 1,31 euro par action -, elle doit absolument réduire les coûts et transformer Radial en un moteur de croissance. bpost a donc du pain sur la planche, mais la mission ne paraît pas impossible. Toujours faible, la valorisation de l'action compense le risque accru. Nous continuons, dès lors, de recommander de la conserver.Conseil : conserverRisque : moyenRating : 2BCours : 13 eurosTicker : BPOSTCode ISIN : BE0974268972Devise : euroMarché : Euronext BruxellesCapit. boursière : 2,8 milliards EURC/B 2017 : 15C/B attendu 2018 : 9Perf. cours sur 12 mois : -44 %Perf. cours depuis le 01/01 : -48 %Rendement du dividende : 9,9 %