L'action du groupe biopharmaceutique belge a cédé 20% ces 12 derniers mois, et près de 40% par rapport au sommet (116,05 euros) atteint en avril. Le report, en octobre 2021, de la décision de l'agence américaine du médicament (FDA) au sujet du Bimzelx (psoriasis) a provoqué une première rupture de confiance. Bien que le Bimzelx, nom commercial du bimekizumab, soit autorisé en Europe, en Grande-Bretagne, au Japon, au Canada et en Australie, tout retard sur le marché américain, commercialement crucial, est un revers. Les analystes annoncent pour 2,5 milliards d'euros (voire jusqu'à 4 milliards) de chiffre d'affaires (CA), dont environ la moitié dans l'indication psoriasis. Ce médicament est d'autant plus important qu'il permettra de compenser l'expi...

L'action du groupe biopharmaceutique belge a cédé 20% ces 12 derniers mois, et près de 40% par rapport au sommet (116,05 euros) atteint en avril. Le report, en octobre 2021, de la décision de l'agence américaine du médicament (FDA) au sujet du Bimzelx (psoriasis) a provoqué une première rupture de confiance. Bien que le Bimzelx, nom commercial du bimekizumab, soit autorisé en Europe, en Grande-Bretagne, au Japon, au Canada et en Australie, tout retard sur le marché américain, commercialement crucial, est un revers. Les analystes annoncent pour 2,5 milliards d'euros (voire jusqu'à 4 milliards) de chiffre d'affaires (CA), dont environ la moitié dans l'indication psoriasis. Ce médicament est d'autant plus important qu'il permettra de compenser l'expiration des brevets du Vimpat (épilepsie; 2022) et du Cimzia (immunologie; 2024). Le marché n'a, sans surprise, pas apprécié que la FDA annonce ensuite, en mai, qu'elle n'avaliserait pas le dossier, en raison de problèmes constatés lors d'inspections sur place. Soulignons que l'efficacité et l'innocuité du Bimzelx ne sont pas en cause. UCB s'est engagée à répondre aux questions de la FDA d'ici la fin de l'année. En fonction de la qualification de la nouvelle demande, l'agence disposera de deux ou six mois pour statuer définitivement. Le Bimzelx continue à fournir de solides résultats cliniques. Les demandes d'autorisation pour les indications arthrite psoriasique et spondylarthrite axiale seront soumises dans les mois qui viennent. Les résultats de la phase III pour la maladie de Verneuil (maladie cutanée rare) sont attendus cette année encore. Le retard accusé par le Bimzelx, combiné aux retombées de l'acquisition de Zogenix en juin (positives grâce aux ventes du Fintepla, négatives en raison du surcroît de dépenses) et à la hausse de l'inflation, a incité UCB à revoir ses prévisions pour l'exercice. Le CA devrait atteindre 5,3-5,4 milliards d'euros (5,15-5,4 milliards initialement; 5,78 milliards en 2021). La marge sur le cash-flow opérationnel récurrent (Rebitda) serait de 21-22% au lieu de 26-27% (28% en 2021), dont la moitié à mettre au crédit de l'acquisition de Zogenix. Le bénéfice de base passerait de 4,8-5,3 à 3,7-4 euros par action. Les prévisions pour 2025 demeurent, elles, inchangées (6 milliards d'euros de CA au moins, marge de Rebitda de 30-35% et bénéfice net de 6,9-8,1 euros par action).Les semestriels n'ont pas déçu. Le CA a progressé de 5% en rythme annuel (+3% hors effets de change), à 2,93 milliards d'euros. Le Cimzia s'est particulièrement bien vendu (+14%, à 994 millions d'euros), tandis que le Keppra (-22%, à 380 millions) souffre plus que prévu depuis janvier de la concurrence des génériques au Japon. Les ventes du Vimpat se sont stabilisées à 744 millions d'euros (-1%), celles du Briviact ont bondi de 35%, à 225 millions d'euros. Le Rebitda s'établit à 814 millions d'euros (-3%); la marge de Rebitda est passée de 30,3% à 28% et le bénéfice net ajusté, de 3,4 à 3,15 euros par action. UCB a abandonné le développement du rozanolixizumab dans l'indication purpura thrombopénique idiopathique. Après sa forte chute, l'action a désormais atteint son étiage. Partant du principe que la FDA autorisera le Bimzelx au premier semestre de 2023, nous pensons qu'il est temps de la considérer d'un autre oeil. Elle se négocie à 13,6 fois les bénéfices et à une valeur de l'entreprise (EV) de 11 fois le cash-flow opérationnel escomptés pour 2023, ce qui est peu. UCB reste dans le portefeuille modèle.Conseil: acheterRisque: moyenRating: 1BCours: 72,10 eurosTicker: UCB BBCode ISIN: BE0003739530Marché: Euronext BruxellesCapit. boursière: 14 milliards EURC/B 2021: 11C/B attendu 2022: 18Perf. cours sur 12 mois: -20%Perf. cours depuis le 01/01: -27%Rendement du dividende: 1,8%