Il convient d'être honnête : pour l'heure, il n'y a pas eu de renversement spectaculaire de la tendance sur le marché des services pétroliers. Paal Kibsgaard, le directeur (CEO) de Schlumberger, le plus grand prestataire de services pétroliers au monde, avait annoncé en marge de la publication des résultats du deuxième trimestre l'été dernier que le lourd cycle pétrolier observé avait atteint son plancher. Et il semble, sur la base des chiffres du groupe, que c'est partiellement vrai. On ne peut décemment pas parler d'autre chose que d'une stagnation à faible niveau, vu la hausse du chiffre d'affaires (CA) de 1% par rapport au trimestre précédent (7,10 milliards de dollars contre 7,02 milliards de dollars). D'autant qu'au quatrième trimestre de 2014, le groupe avait e...

Il convient d'être honnête : pour l'heure, il n'y a pas eu de renversement spectaculaire de la tendance sur le marché des services pétroliers. Paal Kibsgaard, le directeur (CEO) de Schlumberger, le plus grand prestataire de services pétroliers au monde, avait annoncé en marge de la publication des résultats du deuxième trimestre l'été dernier que le lourd cycle pétrolier observé avait atteint son plancher. Et il semble, sur la base des chiffres du groupe, que c'est partiellement vrai. On ne peut décemment pas parler d'autre chose que d'une stagnation à faible niveau, vu la hausse du chiffre d'affaires (CA) de 1% par rapport au trimestre précédent (7,10 milliards de dollars contre 7,02 milliards de dollars). D'autant qu'au quatrième trimestre de 2014, le groupe avait encore réalisé un CA de 12,6 milliards de dollars. Celui du quatrième trimestre de 2015 s'était élevé à 7,7 milliards de dollars, et c'était 8% de plus qu'au dernier trimestre de l'an dernier. Quant au redressement du bénéfice, il est encore limité. Si nous extrayons des résultats les coûts d'acquisition et d'intégration, de même que les réductions de valeur exceptionnelles, le bénéfice par action s'élève à 0,27 dollar, contre 0,25 dollar au troisième trimestre et 0,23 dollar au deuxième trimestre. On note donc à nouveau une hausse du bénéfice par action par rapport au trimestre précédent. Par ailleurs, le chiffre est tout juste supérieur au consensus de 26 centimes de dollar par action. Avant de verser dans l'euphorie, par rapport au même trimestre de l'an dernier, notons que le bénéfice est encore en repli de 58% (0,65 dollar par action au quatrième trimestre de 2016). Pour cette année, les analystes s'accordent sur un redressement du CA vers les 31,4 milliards de dollars, soit près de 16% de plus que les 27,8 milliards de dollars de 2016, mais cela reste bien loin du CA maximal atteint en 2014, de 48,6 milliards de dollars. Le redressement du CA doit aussi contribuer à une forte hausse du bénéfice par action, de 1,14 dollar en 2016 à 1,85 dollar cette année. À titre de comparaison, en 2014, le groupe réalisait encore 5,57 dollars par action. Pour l'année prochaine cependant, les analystes tablent déjà sur 3,50 dollars par action, presque le double de cette année et plus de trois fois plus qu'en 2016. Le plancher semble donc atteint. Schlumberger bénéficie d'une grande crédibilité auprès des analystes et des investisseurs. Il faut dire que le géant des services pétroliers dispose de la meilleure expertise technologique en matière de gaz de schiste, en témoignent les excellents résultats en matière de production. Un autre atout important à plus long terme du prestataire franco-américain de services pétroliers est sa présence mondiale. Il a réalisé 75% de son CA en dehors de l'Amérique du Nord au troisième trimestre. Cela lui garantit la diversification nécessaire des risques. Ses activités en Amérique du Nord ont par exemple souffert davantage de la crise qu'à l'international. Un autre atout est la large palette de produits et de services qu'il peut proposer à ses clients, en premier lieu les majors pétrolières. ConclusionSchlumberger compte parmi ce qui se fait de mieux dans le secteur des services pétroliers. De nombreux signaux suggérant que le secteur a atteint son plancher, nous avons repris l'action en portefeuille modèle il y a quelques mois. Celle-ci semble très chère sur la base du rapport cours/bénéfice attendu de cette année, mais c'est typique d'une fin de cycle baissier, lorsque les profits sont au plus bas. Sur la base des prévisions pour 2018, la valorisation est déjà bien plus raisonnable.Conseil : digne d'achatRisque : faibleRating : 1ADevise : dollar (USD)Marché : NYSECapitalisation boursière : 121 milliards USDC/B 2016 : 96C/B attendu 2017 : 45Perf. cours sur 12 mois : +46 %Perf. cours depuis le 01/01 : + 4 %Rendement du dividende : 2,3 %