Il semble que le revirement soit définitif en matière de bénéfice au sein du groupe de matériaux Umicore. Le second semestre 2014 a en effet été marqué par une certaine amélioration. Les prix des métaux, qui se sont entre-temps redressés légèrement, et la croissance des technologies de pointe (recyclage, catalyseurs et batteries rechargeables) promettent à nouveau une croissance bénéficiaire en 2015, selon la direction. Ce qui signifierait qu'un bénéfice net de 1,57 EUR par action en 2014 constitue le plancher d'un cycle, ce qui est somme toute assez élevé en comparaison avec les précédents planchers de 2009 et 2002, de respectivement 0,69 et 0,29 EUR par action. Les baisses de bénéfice toujours plus sensibles suggèrent également des sommets de bénéfice to...

Il semble que le revirement soit définitif en matière de bénéfice au sein du groupe de matériaux Umicore. Le second semestre 2014 a en effet été marqué par une certaine amélioration. Les prix des métaux, qui se sont entre-temps redressés légèrement, et la croissance des technologies de pointe (recyclage, catalyseurs et batteries rechargeables) promettent à nouveau une croissance bénéficiaire en 2015, selon la direction. Ce qui signifierait qu'un bénéfice net de 1,57 EUR par action en 2014 constitue le plancher d'un cycle, ce qui est somme toute assez élevé en comparaison avec les précédents planchers de 2009 et 2002, de respectivement 0,69 et 0,29 EUR par action. Les baisses de bénéfice toujours plus sensibles suggèrent également des sommets de bénéfice toujours plus élevés, et le dernier sommet remonte à 2011, lorsqu'Umicore avait dégagé un bénéfice net de 2,85 EUR par action. Au cours des années à venir, l'entreprise devrait pouvoir dépasser ce sommet, même si la prudence reste de mise. La volatilité des prix des métaux précieux demeure la grande inconnue, sur laquelle Umicore n'a aucune emprise. Ces prix déterminent pourtant dans une importante mesure la rentabilité de la branche Recyclage, qui détermine à son tour dans une étroite mesure celle d'Umicore. Grâce à un rendement de pas moins de 39,5% sur le capital investi, le pôle Recyclage a produit l'an dernier 43% du bénéfice opérationnel (EBIT). En 2014, les prix des métaux précieux ont encore écrémé 10% et 30% respectivement du chiffre d'affaires (CA) et de l'EBIT de la division Recyclage. Inversement, une stabilisation de ces prix, et à plus forte raison une hausse comme celle des derniers mois, pourrait donner lieu, à un peu plus long terme, à une sensible augmentation du bénéfice, de sorte qu'Umicore investit dans une extension de capacité de 40% de l'usine d'Hoboken. La première phase, qui est finalisée, a déjà porté ses fruits, permettant de maintenir à niveau les volumes traités, bien que l'usine soit restée inactive un certain temps pour pouvoir réaliser les investissements. La deuxième phase, plus étendue, est au programme cette année. A partir de l'an prochain, la capacité sera accrue de 40%. A prix des métaux et marges bénéficiaires constants, l'EBIT connaîtra une hausse d'un peu moins de 20%. La division Catalyseurs profite également des investissements en extension réalisés en Europe et en Chine, et de la demande croissante de catalyseurs diesel qui satisfont aux normes européennes strictes. Le CA et l'EBIT ont augmenté de 6% et de 13%. La division Matériaux énergétiques a pour sa part à nouveau tiré profit d'une hausse de la demande dans tous les segments, d'améliorations d'efficacité et de plusieurs reprises dans le domaine du cobalt et des matériaux spéciaux. Le CA et le bénéfice opérationnel se sont accrus de 11% et de 59%. Umicore surfe notamment sur une augmentation de la demande de batteries rechargeables, tant pour l'électronique que pour la voiture électrique. Par ailleurs, Umicore a annoncé un réaménagement limité de son portefeuille. Les plus petits segments comme les substances chimiques liées au zinc et les produits de construction sont mis en vente, et les matériaux électro-optiques et les films fins deviennent indépendants, pour faciliter la quête d'un partenaire.ConclusionVu le rallye de cours des dernières semaines, le moment idéal pour entrer est passé. Ce qui justifie notre abaissement de conseil. Le bénéfice moyen sur le cycle est entre-temps remonté juste au-dessus des 2 EUR par action. Les investisseurs paient environ 18,5 fois ce bénéfice. Ce qui constitue une valorisation honnête pour une valeur à potentiel de croissance. Les prix des métaux précieux peuvent évidemment faire fluctuer son cours, dans un sens comme dans l'autre.Conseil: conserverRisque: moyenRating: 2B